Situation politique

 

 

 

 

mandature 76/82

majorité PSC-PRL

Bourgmestre: Croquet de Clabecq, R. Langendries premier Echevin

Minne mène l’opposition PSB

Mandature 82/88

Majorité PS

Maurice Minne est Bourgmestre

La commune est gérée partiellement par des comités de quartier. Le zoning économique de Saintes est créé.

Mandature 88/94

Majorité: PS

Maurice Minne est Bourgmestre

opposition: PSC – PRL

Tracé de TGV, centre culturel au gymnase, création AMO/Plan J

Mandature 94/2000

R.Langendries (PSC) constitue une liste de renouveau communal (RC) composée de PSC-Indépendants-PRL et devient Bourgmestre.

La majorité est complétée par le PS (qui se fractionne) Carl Delcourte(PS) est premier échevin alors que R.Langendries est président de la chambre jusque 1999.

Mandature 2000/2006 

Majorité RC-PS, R.Langendries est reconduit comme Bourgmestre et A.Rosenoer (PS) est premier échevin.

M.Picalausa (PS) est président du CPAS,

B.Soudan (PS) est échevin de l’environnement et de la culture.

En septembre 2006, la majorité éclate et les échevins PS terminent la mandature sans portefeuilles. L’opposition est composée de trois écolo, du SPT de Maurice Minne (fraction du PS)

Mandature 2006/2012

R.Langendries renouvelle son mandat de Bourgmestre et A.Rosenoer est premier échevin.

La majorité est composée du RC (12 mandats)du DS de A.Rosenoer(2 mandats),et du DPS (S.Dorazio) 1 mandat.

L’opposition est composée de TUBIZE(8 sièges) SPT (3 sièges) et Ecolo (1 siège)

 

 

 

 

Mandature actuelle (2012 à 2018)

Renversement de majorité, Michel Januth (PS) devient Bourgmestre

Pierre PINTE(MR) premier Echevin, M.Picalausa, Bruno Soudan et F.Jadin échevins PS, F.Jadin étant président du CPAS, Bob Monard, Echevin MR et Sabine Desmedt, échevine Ecolo.

La majorité étant de : 10 sièges PS, 4 MR, 3 Ecolo.

L’opposition étant RC (9 sièges), 1 siège DS. Opposition conduite par Jean-Armand Wautier et Jean-Marc Zocastello, tout deux RC.

Situation politique de l’hôpital

La clinique du parc est la propriété de la compagnie d’assurances « la Belgique industrielle cie » qui sera reprise par AXA, qui assure l’assurance loi de la S.A. Forges de Clabecq. La population identifie la « clinique de la Belgique industrielle » comme étant la clinique du docteur Devroede.

Le projet d’hôpital est clair: réduire les coûts des prises en charge des ouvriers des Forges de Clabecq victimes d’accidents du travail. 

« La Belgique industrielle » décide de fermer l’hôpital de Tubize en 1977.

Juillet 1977, grande manifestation populaire pour le maintien de l’hôpital et sa reprise par les quatre CPAS de l’ouest du BW.

Un petit groupe de citoyens, menés par Jacques et Marcel consultent les présidents des CPAS de Braine-le-Château (docteur Lemaire) et de Tubize (marcel Stekke) pour vérifier la possibilité de constituer une intercommunale de CPAS pour reprendre l’hôpital. Ce qui se réalise. Ce témoignage souligne la possibilité d’action citoyenne possible et efficace.

Sous la pression, aussi par nécessité de conserver un hôpital à vocation régionale, les quatre CPAS s’associent pour reprendre la « clinique » par la création d’une ASBL médico-social Tubizienne « Clinique du Parc ».

L’hôpital Tubizien comprend 43 médecins, un service de chirurgie ( 30 lits), un service de médecine interne ( 30 lits), de gériatrie ( 24 lits depuis son ouverture en 1986) et une polyclinique.

En 1988, l’ASBL médico-sociale propose le rachat des bâtiments hospitaliers à la « Belgique industrielle » mais sans parvenir à un accord (prix demandé de 80 millions par la Cie, prix proposé par l’ASBL 45 millions). D’importants travaux ont été imposés par le ministre pour un montant estimé à une centaine de millions de FB (60 % payés par la communauté Française).

Les travaux et réduction d’occupation des lits ont provoqué un important déficit qui aurait du être résorbé pour 1991.

La vision des nouveaux gestionnaires publiques est claire: Il s’agit d’un hôpital régional pour les communes de l’ouest du BW.

Une coopération médicale est organisée entre l’hôpital du CPAS de Soignies et celui de Tubize. Ces deux hôpitaux sont des postes avancés de l’hôpital universitaire Erasme.

En 1997, l’Etat fédéral impose un minimum de 150 lits pour un hôpital. A cette même époque, la ville de Tubize se voit confrontée à d’importantes difficultés socio-économiques liées à la perte de vitesse dans le domaine industriel. La clinique de Tubize devient ainsi l’un des principaux employeurs mais face à la norme de 150 lits imposée par le fédéral, son avenir est plus qu’incertain. Les autorités communales et le CPAS, gestionnaire de la clinique, entament alors des négociations en vue de maintenir l’activité de la clinique de Tubize. Comme Nivelles, Tubize était géré par le CPAS et devait faire face à des difficultés importantes menaçant son existence. Une décision s’imposait donc afin de maintenir un hôpital de proximité offrant des soins de qualité à une population en constante augmentation et de relancer les activités via d’importants investissements.

Avant avril 2000, liquidation de l’association « clinique du parc » (celle des 4 CPAS- départ des communes, Tubize reste seul.)

Un premier « plan de gestion » est conclu entre la commune de Tubize et la région wallonne (commission régionale d’aide aux communes – Crac).  Il est conclu le 28 avril 2000. Il accepte une ligne de crédit conditionnée. Ce prêt de la Région Wallonne à la commune de Tubize doit permettre, notamment, le remboursement anticipé d’emprunts contractés par la commune et le CPAS (2 septembre 1996 et 30 juin 1997) en vue de couvrir une partie du déficit de la clinique du parc pour un montant de 279.950.659 BEF.

L’ASBL Jolimont dispose aussi d’autres installations dans le BW: Le centre médical de Genappe, Le centre médical de Braine l’Alleud, Le cabinet d’imagerie médical à Braine l’Alleud , et dans l’Ouest de la province, le centre médical de Braine-le-Château et, évidemment, l’hôpital de Nivelles.

Ces multiples implantations dans le BW, financées par les pouvoirs publics et l’Inami, donne une responsabilité globale à l’ASBL Jolimont en matière de politique générale de la santé qui devrait s’élargir aux politiques de maintien à domicile, d’hospitalisation à domicile et de prévention. Un long chemin à parcourir pour le groupe Jolimont.

Repris par l’ASBL « groupe Jolimont » la gestion de l’hôpital de Tubize est sortie du champ de la gestion politique locale. 

Reprise en main par le groupe « Jolimont » la politique de gestion et médicale change complètement.

La gestion médicale ne se fait plus avec l’hôpital de Soignies, devenu le CHR haute Senne, ni avec l’hôpital Universitaire Erasme mais dans le cadre du groupe ‘jolimont’ avec l’hôpital de Nivelles et celui de Jolimont dans la région du centre. L’appui universitaire est tourné vers St Luc à Woluwé. Rapidement, le corps médical hospitalier est changé.

Fin 2016, monsieur Devenijn, du comité de direction de l’ASBL « Jolimont » est venu informer la Bourgmestre Michel Januth de la mise en œuvre d’un plan de restructuration des hôpitaux de son groupe. Pour l’hôpital de Tubize il s’agit de transformer le SMUR (ambulance médicalisée) en PIT (ambulance avec un infirmier spécialisé urgentiste). Les lits d’hospitalisation agréés vont être transférés à l’hôpital de Nivelles. A Tubize, on ne garde que les hospitalisations de jour (one day), la polyclinique et les urgences (sans SMUR).

Le même comité de direction évoque un projet « Zenith » qui prévoit la construction de trois nouveaux hôpitaux, un dans la région de Mons, du centre et du côté de Ittre. Hôpitaux de minimum 400 lits. C’est un projet à  8 ou 10 an. Ces informations ont été données aux représentants du personnel en séance du conseil d’entreprise.

Le conseil d’administration du groupe Jolimont a décidé le transfert de la majorité des lits de Tubize vers Nivelles en juin 2017.

Réactions

Le secteur syndical du « non-marchand » a manifesté au cabinet De Block le 22 décembre 2016. Le but principal était de revendiquer la négociation d’un accord sectoriel. Cependant, une pétition de 27 000 signatures a été remise au cabinet pour défendre l’hôpital de Tubize. Une affiche de la CNE est diffusée chez les commerçants de la commune. Le cabinet de la ministre a affirmé avec force que les décisions ne provenaient pas de la ministre mais bien du groupe Jolimont. Par contre, le ministre wallon, Maxime  Prévot a confirmé les décisions du groupe ‘jolimont’ (il est compétent dans le cadre de la 6ème réforme de l’Etat). Le groupe jolimont refuse toutes négociations avec les syndicats.

Les communes de l’Ouest du BW ont pris des motions de défense. Le Bourgmestre de Tubize diffuse un auto collant « touche pas à notre hosto » et, avec les acteurs, a organisé une manifestation devant l’hôpital.

Suite au groupe de travail, la position communale est nette: ne pas toucher à l’hôpital actuel avant que ne soit construit l’hôpital « Zénith ».

Cette position n’est pas respectée ni acceptée par « Jolimont ».

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