Rétrospective 2017 : L’hôpital de Tubize

Rétrospective 2017 : L’hôpital de Tubize

Cette année aura été marquée par la menace de fermeture de l’hôpital de Tubize.

Fin 2016, on apprenait que Jolimont souhaitait transformer l’hôpital de Tubize en hôpital de jour,  et de garder les consultations et un service d’urgence classique sans SMUR (Service Mobile d’urgence et de réanimation).  Ce fût un choc pour toute la population ainsi que pour les autorités communales.

Touche pas à mon SMUR

La population s’est déplacée en masse.

 

Rapidement, Ecolo demande une réunion avec tous les acteurs de la santé à Tubize.  Ces réunions permettent de se rendre compte de la difficulté de collaborer avec la direction de Jolimont.  Ils agissent sans concertation, en mettant en péril la santé des tubiziens.

Communiqué suite au groupe de travail pour le maintien de l’hôpital de Tubize

Rapidement on se rend compte que suite à la 6ème réforme de l’état, c’est le ministre Wallon qui devient responsable de la planification hospitalière.  Le ministre Prévôt (CDH) a signé l’accord des transferts des lits à Nivelles.

L’hôpital de Tubize, qu’est ce qu’il en est ?

La commune tente le tout pour le tout en faisant un recours contre cette décision.

Retour de la commission des recours du gouvernement Wallon

Le recours sera jugé irrecevable car la commune n’est pas compétente.

D’ailleurs, on le voit car l’hôpital avance tous seul sans aucune concertation avec les acteurs de terrain, ni des autorités communales.

Au mois de novembre, ils ont annoncé la création d’un PIT (ambulance spécialisée sans médecin).

http://www.lesoir.be/125635/article/2017-11-22/le-nouveau-visage-de-lhopital-de-tubize

Malgré que certains crient victoire, Ecolo continuera à suivre ce dossier car la réforme des hôpitaux aura lieu cette année.  Nous serons attentifs à l’impact que cela aura à Tubize.

 

 

Retour de la commission des recours du gouvernement Wallon

Retour de la commission des recours du gouvernement Wallon

Ce jour, Sabine Desmedt échevinne Ecolo est passée devant la Commission.  Elle était accompagnée de deux avocates pour défendre l’intérêt des tubiziens.  Sabine aurait pu laisser les avocates gérées le dossier, mais elle a souhaité être présente pour défendre l’intérêt des tubiziens.

Sabine Desmedt: « Nous sommes restées 1h30 devant la commission des recours. Nos 2 avocates ont présenté leur mémoire. Ensuite c’était au tour de l’AVIQ. Entre temps, je pouvais parler à nos avocates.  L’objectif était de leur donner des arguments du terrain.  Par exemple, lorsqu’un citoyen nous a expliqué qu’il avait eu des problèmes de procédure lorsqu’il a du être transporter par le Smur. »

Les arguments défendus étaient que cette décision du ministre mettait en danger les citoyens.  Que toutes personnes avaient le droit à être prises en charge en moins d’un quart d’heure en cas d’urgence.  Que sur le territoire du brabant Wallon Ouest, nous avons des usines à risque, des autoroutes, une prison et de nombreux habitants.  Que le Smur et les lits d’hospitalisation étaient indispensables à Tubize.

Sabine Desmedt: « Nous devons attendre maintenant leur réponse. Notre avocate me dit que le risque est que nous, ville, ne sommes pas les destinataires de ces arrêtés. Mais toutes les 2, qui ont l’habitude de ce genre de situation, m’ont dit que les questions posées par les autres membres leur fait penser que même cette instance ne sait pas trop comment se placer..cad si on est considéré comme tiers ou pas, apte ou pas à introduire un recours. »

Nous savons depuis le début que Tubize n’a rien à dire dans ce dossier. Nous ne sommes pas compétents. Tubize a cédé son hôpital en 2000 au groupe Jolimont et a repris les dettes à son compte.  C’était la seule solution à l’époque pour garder un hôpital à Tubize. L’erreur a été faite lors de la cession de l’hôpital au groupe Jolimont.  Il aurait été préférable d’imposer des représentants de Tubize dans le conseil d’administration du groupe Jolimont.  Pas pour toucher des jetons de présence, mais pour veiller à l’intérêt des tubiziens qui payent encore les dettes de cet hôpital.

Il fallait tenter le coup de cette commission, même si nous savons que cela à peu de chances d’aboutir.

Retour de la commission des recours du gouvernement Wallon

L’hôpital de Tubize, qu’est ce qu’il en est ?

La direction a fait tourner en bourrique les travailleurs et les autorités communales.  Le manque de concertation de la direction de l’hôpital est une faute qui met en péril la santé des tubiziens.  Malgré de nombreux efforts, nous allons nous retrouver avec un hôpital transformé.  En attendant les réformes en 2018, il faut arrêter de parler de fermeture.  Ce qu’on risque avec ce discours c’est de mettre en péril les emplois et la continuité de l’hôpital après 2018.  Aujourd’hui, il reste les opérations d’un jour.  Plus 480 opérations sont possibles en One day.  Cela peut devenir une spécialisation.  La gériatrie reste jusqu’en 2018.  Les urgences sont toujours ouvertes.  Les consultations sont toujours possibles.  Continuons à nous rendre à l’hôpital pour soutenir les travailleurs et pour qu’on puisse continuer à se faire soigner près de chez soi.

Cette saga commença fin du mois de novembre.  La direction a demandé à rencontrer le bourgmestre et l’Échevin de l’urbanisme pour relancer le permis d’urbanisme pour l’agrandissement de l’hôpital.  Cela tombait bien, les fiches du schéma directeur reprenait un plan de réhabilitation des alentours de l’hôpital.  On pense que le directeur espérait avoir un refus de la commune ce qui aurait permis de rejeter la faute.

Quelques jours après, nous apprenions une assemblée générale extraordinaire avec les travailleurs de l’hôpital.  Le 9 décembre, la direction évoque une «redynamisation des hôpitaux de Nivelles et Tubize».  Pour l’hôpital de Tubize, on parle de la fermeture du Smur et du transfert des lits d’hospitalisation vers l’hôpital de Nivelles.  Lors de ce conseil d’entreprise, les employés ont eu la garantie de garder leur emploi.

Dès cette annonce, le Bourgmestre et Sabine Desmedt ont demandé à rencontrer la direction de l’hôpital.  Quelques jours plus tard, eut lieu cette rencontre.  La direction a donné ces arguments qui ne sont qu’économiques et disait être sous pression suite au futur réforme et la demande du Fédéral de faire des économies.

Suite à cette rencontre, toute la locale Ecolo s’est mise à la recherche de solutions.  Rapidement, on s’est rendu compte que cela serait difficile.  La première étape a été de demander l’aide des députés fédéraux Ecolo qui sont présents lors des débats sur la réforme des hôpitaux.

La réforme a bon dos

Ce que nous apprenons c’est que les discutions traînent depuis 2014.  Que la réforme au mieux aura lieu en 2018 et qu’elle prendra effet qu’en 2019.  Alors pourquoi parler de cette réforme comme argument ?  On nous a expliqué que tous les partis, les mutuelles, les professionnelles de la santé estiment que nos centres hospitaliers coûtent trop cher et qu’il faudra faire des économies et de la rationalisation.  Le plus grand changement annoncé c’est que la Belgique sera divisée en bassin de soins de 400 000 à 500 000 habitants.  Autant dire un bassin de soins pour le Brabant Wallon.  Que les besoins et les hôpitaux seront basés sur ce bassin de soins. En 2016, de nombreux groupe hospitalier ont anticipé cette réforme et ont commencé à transféré des lits sans tenir compte des besoins.  La ministre fédérale face à ce constat à décider d’installer un moratoire de deux ans à partir du 1 janvier 2017 pour que plus aucun lit ne soit transféré avant la réforme. Et voici la raison de l’accélération des transferts de lits du groupe Jolimont.

Seule solution: la mobilisation

En décortiquant le conseil d’administration du groupe Jolimont, aucune personnalité politique n’y est présente.  Alors que Tubize paiera les dettes de cet hôpital jusqu’en 2020, aucun politique de l’époque n’a négocié la présence d’un représentant tubizien dans ce conseil d’administration.  Aucun moyen de pression n’est possible : donc la seule solution est de soutenir les travailleurs et les citoyens qui veulent se battre pour leur hôpital.  La mobilisation a lieu le vendredi 16 décembre.  Plus de 300 personnes sont venues soutenir les travailleurs et montrer à la direction le mauvais chemin qu’ils prennent.

Demande de concertation

A la demande de la locale Ecolo, Sabine Desmedt a décidé de mettre autour de la table les travailleurs, les médecins tubiziens, la direction et tout les partis politiques pour trouver des solutions.  Le bourgmestre a suivi notre demande et a organisé cette rencontre.  Lors de la première rencontre, tout le monde était présent sauf la direction.  Cela a permis de se rendre compte que la direction de l’hôpital changeait son discours en fonction de leur interlocuteur.  Devant les représentants communaux on parle du manque de rentabilité de certains services, alors que sur place les travailleurs constatent des services complets et plus que rentables.  De plus, il y a eu des investissements importants dans les salles d’opération.  L’incompréhension demeure et une seconde réunion est organisée pour pouvoir essayer de comprendre la direction.  La direction est de nouveau revenue avec l’argument économique qui ne tient pas la route car ensuite, il nous parle d’un nouvel hôpital dans l’ouest du Brabant Wallon.  Il a été demandé à la direction d’arrêter de mentir et de mettre des choses en place pour assurer la continuité de l’hôpital et les emplois.  La demande a été de mettre en place des solutions pour la mobilité des patients et des visiteurs.  De pouvoir maintenir la gériatrie car la population tubizienne est vieillissante et cela est inconcevable de voir nos aînés faire des kilomètres pour se soigner.  De garder le service SMUR et les urgences. Si l’hôpital de Tubize doit devenir un hôpital pour les opérations d’un jour que tout soit mis en place pour en faire un pôle important car dans l’avenir de plus en plus d’opérations se dérouleront en one day.

Recours devant le ministre Wallon de la Santé

Lors de la 6ème réforme de l’état, les régions ont hérité de nombreuses compétences dans le paysage hospitalier.  C’est le fédéral qui donne le cadre et c’est la Wallonie qui devra les appliquer.  Le ministre Wallon a signé le transfert des lits, il sera responsable d’appliquer la réforme.  Un recours a été introduit par la commune contre ce transfert.  L’audience de la commune devant l’agence wallonne de la santé a déjà été post posé deux fois.  L’audience aura lieu le 24 juin.

Maintenant et l’avenir

Cette histoire n’est pas encore finie car deux réformes sont encore en cours: la réformes des hôpitaux et la réforme des services d’urgence.  La réforme des hôpitaux aura lieu en 2018-2019, il faudra encore se battre à ce moment là pour que les tubiziens puissent avoir les soins qu’ils méritent. On ne sait pas encore ce que cela va impliquer : ouverture d’un nouvel hôpital, transferts d’autres lits,….   La réforme des services d’urgence est en cours.  L’idée est que chaque citoyen puisse avoir un service d’urgence à moins de 15 minutes et d’autres types d’intervention sont envisagés (PIT, intervention sans médecin).  Pour le moment, le Smur en venant de Halle n’est pas en 15 minutes partout à Tubize.

En attendant, il faut arrêter de parler de fermeture de l’hôpital de Tubize car il n’est pas fermé.  Ce qu’on risque avec ce discours c’est de mettre en péril les emplois et la continuité de l’hôpital après 2019.  Aujourd’hui, il reste les opérations d’un jour.  Plus 480 opérations sont possibles One day.  Cela peut devenir une spécialisation de l’hôpital de Tubize ce qu’il faut soutenir.  La gériatrie reste jusqu’en 2018.  Les urgences sont toujours ouvertes.  Les consultations sont toujours possibles.  Continuons à nous rendre à l’hôpital pour soutenir les travailleurs et pour qu’on puisse continuer à se faire soigner près de chez soi.

 

Points de repère historique pour comprendre la situation de l’hôpital de Tubize

Points de repère historique pour comprendre la situation de l’hôpital de Tubize

Situation politique

 

 

 

 

mandature 76/82

majorité PSC-PRL

Bourgmestre: Croquet de Clabecq, R. Langendries premier Echevin

Minne mène l’opposition PSB

Mandature 82/88

Majorité PS

Maurice Minne est Bourgmestre

La commune est gérée partiellement par des comités de quartier. Le zoning économique de Saintes est créé.

Mandature 88/94

Majorité: PS

Maurice Minne est Bourgmestre

opposition: PSC – PRL

Tracé de TGV, centre culturel au gymnase, création AMO/Plan J

Mandature 94/2000

R.Langendries (PSC) constitue une liste de renouveau communal (RC) composée de PSC-Indépendants-PRL et devient Bourgmestre.

La majorité est complétée par le PS (qui se fractionne) Carl Delcourte(PS) est premier échevin alors que R.Langendries est président de la chambre jusque 1999.

Mandature 2000/2006 

Majorité RC-PS, R.Langendries est reconduit comme Bourgmestre et A.Rosenoer (PS) est premier échevin.

M.Picalausa (PS) est président du CPAS,

B.Soudan (PS) est échevin de l’environnement et de la culture.

En septembre 2006, la majorité éclate et les échevins PS terminent la mandature sans portefeuilles. L’opposition est composée de trois écolo, du SPT de Maurice Minne (fraction du PS)

Mandature 2006/2012

R.Langendries renouvelle son mandat de Bourgmestre et A.Rosenoer est premier échevin.

La majorité est composée du RC (12 mandats)du DS de A.Rosenoer(2 mandats),et du DPS (S.Dorazio) 1 mandat.

L’opposition est composée de TUBIZE(8 sièges) SPT (3 sièges) et Ecolo (1 siège)

 

 

 

 

Mandature actuelle (2012 à 2018)

Renversement de majorité, Michel Januth (PS) devient Bourgmestre

Pierre PINTE(MR) premier Echevin, M.Picalausa, Bruno Soudan et F.Jadin échevins PS, F.Jadin étant président du CPAS, Bob Monard, Echevin MR et Sabine Desmedt, échevine Ecolo.

La majorité étant de : 10 sièges PS, 4 MR, 3 Ecolo.

L’opposition étant RC (9 sièges), 1 siège DS. Opposition conduite par Jean-Armand Wautier et Jean-Marc Zocastello, tout deux RC.

Situation politique de l’hôpital

La clinique du parc est la propriété de la compagnie d’assurances « la Belgique industrielle cie » qui sera reprise par AXA, qui assure l’assurance loi de la S.A. Forges de Clabecq. La population identifie la « clinique de la Belgique industrielle » comme étant la clinique du docteur Devroede.

Le projet d’hôpital est clair: réduire les coûts des prises en charge des ouvriers des Forges de Clabecq victimes d’accidents du travail. 

« La Belgique industrielle » décide de fermer l’hôpital de Tubize en 1977.

Juillet 1977, grande manifestation populaire pour le maintien de l’hôpital et sa reprise par les quatre CPAS de l’ouest du BW.

Un petit groupe de citoyens, menés par Jacques et Marcel consultent les présidents des CPAS de Braine-le-Château (docteur Lemaire) et de Tubize (marcel Stekke) pour vérifier la possibilité de constituer une intercommunale de CPAS pour reprendre l’hôpital. Ce qui se réalise. Ce témoignage souligne la possibilité d’action citoyenne possible et efficace.

Sous la pression, aussi par nécessité de conserver un hôpital à vocation régionale, les quatre CPAS s’associent pour reprendre la « clinique » par la création d’une ASBL médico-social Tubizienne « Clinique du Parc ».

L’hôpital Tubizien comprend 43 médecins, un service de chirurgie ( 30 lits), un service de médecine interne ( 30 lits), de gériatrie ( 24 lits depuis son ouverture en 1986) et une polyclinique.

En 1988, l’ASBL médico-sociale propose le rachat des bâtiments hospitaliers à la « Belgique industrielle » mais sans parvenir à un accord (prix demandé de 80 millions par la Cie, prix proposé par l’ASBL 45 millions). D’importants travaux ont été imposés par le ministre pour un montant estimé à une centaine de millions de FB (60 % payés par la communauté Française).

Les travaux et réduction d’occupation des lits ont provoqué un important déficit qui aurait du être résorbé pour 1991.

La vision des nouveaux gestionnaires publiques est claire: Il s’agit d’un hôpital régional pour les communes de l’ouest du BW.

Une coopération médicale est organisée entre l’hôpital du CPAS de Soignies et celui de Tubize. Ces deux hôpitaux sont des postes avancés de l’hôpital universitaire Erasme.

En 1997, l’Etat fédéral impose un minimum de 150 lits pour un hôpital. A cette même époque, la ville de Tubize se voit confrontée à d’importantes difficultés socio-économiques liées à la perte de vitesse dans le domaine industriel. La clinique de Tubize devient ainsi l’un des principaux employeurs mais face à la norme de 150 lits imposée par le fédéral, son avenir est plus qu’incertain. Les autorités communales et le CPAS, gestionnaire de la clinique, entament alors des négociations en vue de maintenir l’activité de la clinique de Tubize. Comme Nivelles, Tubize était géré par le CPAS et devait faire face à des difficultés importantes menaçant son existence. Une décision s’imposait donc afin de maintenir un hôpital de proximité offrant des soins de qualité à une population en constante augmentation et de relancer les activités via d’importants investissements.

Avant avril 2000, liquidation de l’association « clinique du parc » (celle des 4 CPAS- départ des communes, Tubize reste seul.)

Un premier « plan de gestion » est conclu entre la commune de Tubize et la région wallonne (commission régionale d’aide aux communes – Crac).  Il est conclu le 28 avril 2000. Il accepte une ligne de crédit conditionnée. Ce prêt de la Région Wallonne à la commune de Tubize doit permettre, notamment, le remboursement anticipé d’emprunts contractés par la commune et le CPAS (2 septembre 1996 et 30 juin 1997) en vue de couvrir une partie du déficit de la clinique du parc pour un montant de 279.950.659 BEF.

L’ASBL Jolimont dispose aussi d’autres installations dans le BW: Le centre médical de Genappe, Le centre médical de Braine l’Alleud, Le cabinet d’imagerie médical à Braine l’Alleud , et dans l’Ouest de la province, le centre médical de Braine-le-Château et, évidemment, l’hôpital de Nivelles.

Ces multiples implantations dans le BW, financées par les pouvoirs publics et l’Inami, donne une responsabilité globale à l’ASBL Jolimont en matière de politique générale de la santé qui devrait s’élargir aux politiques de maintien à domicile, d’hospitalisation à domicile et de prévention. Un long chemin à parcourir pour le groupe Jolimont.

Repris par l’ASBL « groupe Jolimont » la gestion de l’hôpital de Tubize est sortie du champ de la gestion politique locale. 

Reprise en main par le groupe « Jolimont » la politique de gestion et médicale change complètement.

La gestion médicale ne se fait plus avec l’hôpital de Soignies, devenu le CHR haute Senne, ni avec l’hôpital Universitaire Erasme mais dans le cadre du groupe ‘jolimont’ avec l’hôpital de Nivelles et celui de Jolimont dans la région du centre. L’appui universitaire est tourné vers St Luc à Woluwé. Rapidement, le corps médical hospitalier est changé.

Fin 2016, monsieur Devenijn, du comité de direction de l’ASBL « Jolimont » est venu informer la Bourgmestre Michel Januth de la mise en œuvre d’un plan de restructuration des hôpitaux de son groupe. Pour l’hôpital de Tubize il s’agit de transformer le SMUR (ambulance médicalisée) en PIT (ambulance avec un infirmier spécialisé urgentiste). Les lits d’hospitalisation agréés vont être transférés à l’hôpital de Nivelles. A Tubize, on ne garde que les hospitalisations de jour (one day), la polyclinique et les urgences (sans SMUR).

Le même comité de direction évoque un projet « Zenith » qui prévoit la construction de trois nouveaux hôpitaux, un dans la région de Mons, du centre et du côté de Ittre. Hôpitaux de minimum 400 lits. C’est un projet à  8 ou 10 an. Ces informations ont été données aux représentants du personnel en séance du conseil d’entreprise.

Le conseil d’administration du groupe Jolimont a décidé le transfert de la majorité des lits de Tubize vers Nivelles en juin 2017.

Réactions

Le secteur syndical du « non-marchand » a manifesté au cabinet De Block le 22 décembre 2016. Le but principal était de revendiquer la négociation d’un accord sectoriel. Cependant, une pétition de 27 000 signatures a été remise au cabinet pour défendre l’hôpital de Tubize. Une affiche de la CNE est diffusée chez les commerçants de la commune. Le cabinet de la ministre a affirmé avec force que les décisions ne provenaient pas de la ministre mais bien du groupe Jolimont. Par contre, le ministre wallon, Maxime  Prévot a confirmé les décisions du groupe ‘jolimont’ (il est compétent dans le cadre de la 6ème réforme de l’Etat). Le groupe jolimont refuse toutes négociations avec les syndicats.

Les communes de l’Ouest du BW ont pris des motions de défense. Le Bourgmestre de Tubize diffuse un auto collant « touche pas à notre hosto » et, avec les acteurs, a organisé une manifestation devant l’hôpital.

Suite au groupe de travail, la position communale est nette: ne pas toucher à l’hôpital actuel avant que ne soit construit l’hôpital « Zénith ».

Cette position n’est pas respectée ni acceptée par « Jolimont ».

L’hôpital de Tubize vers une transformation vouée à l’échec

L’hôpital de Tubize vers une transformation vouée à l’échec

Le groupe Jolimont a travaillé dans la précipitation seule dans leur coin et commence à payer leur manque de vision.  La seule voie possible était la concertation.  Il n’est pas trop tard, mais il est moins une.

Tout d’abord revenons au début de l’histoire.  Depuis le début de la législature fédérale, le gouvernement veut une réforme des hôpitaux.  En deux ans, il y a eu beaucoup de discours, de recherches, mais peu d’actes.  Partout les hôpitaux ont commencé à anticiper cette réforme et ont commencé à fermer ou transférer des lits.  En voyant que le secteur partait dans tous les sens, la ministre a souhaité mettre un moratoire à partir du 1er janvier 2017 pour que plus aucun lits ne soient modifiés.

Précipitation

Dans la précipitation le groupe Jolimont se dépêche de transférer des lits entre ces différentes structures sans aucune réflexion à court, moyen ou long terme.  Aucune concertation avec les autorités locales, les acteurs de terrain et les travailleurs n’a lieu.  La direction de l’hôpital souhaite cacher leur réelle intention et adapte leur discours en fonction des interlocuteurs.

Concertation

Rapidement après l’action de soutien à l’hôpital, la locale Ecolo Tubize a souhaité mettre en place un groupe de travail autour de Sabine Desmedt Echevine de la santé.  Le bourgmestre a pris directement cette solution et a permis de rassembler les acteurs de terrain, les groupes politiques de la région et les travailleurs.  La direction de Jolimont était aussi invitée, mais à briller par leur absence.  Ce groupe a permis de dégager des pistes et de comprendre les enjeux de chacun.

Ce groupe s’est réuni deux fois et ont pu avancer des pistes au groupe Jolimont (nouvel hôpital, meilleure concertation des acteurs de terrain, remplacement du Smur par un système PIT,…).

Retournement de situation

Ce qui devait arriver, arriva.  Les patients dans l’incertitude de la continuité de l’hôpital se sont précipités pour récupérer leur dossier médical et aller ailleurs.  Les travailleurs ont vu leur service se vider, au point de pouvoir récupérer des jours de congé qu’ils n’arrivaient pas à récupérer quand l’hôpital fonctionnait à plein régime.

Le bourgmestre et Sabine Desmedt ont entamé des démarches de recours auprès du ministre Wallon de la Santé.  C’est lui qui a signé l’accord de transferts de lits ainsi que la suppression du Smur.  Lors de l’audience du recours, nous avons appris que les textes avaient été modifiés et qu’un autre recours était nécessaire.

La direction de l’hôpital sous la pression des autorités communales et sous la pression des chiffres de fréquentations, doit modifier sa manière de travailler et revenir à la table de la concertation.  Le bourgmestre et Sabine Desmedt ont pu obtenir que la direction organise une réunion avec ces travailleurs.  Cette assemblée a eu lieu ce mardi et on s’est rendu compte que le canal de communication entre la direction et les travailleurs étaient coupés car certains travailleurs ont appris leur transfert ou leur licenciement lors de cette réunion.  Le groupe Jolimont a communiqué le timing des transferts.  Ces transferts sont continuellement modifiés.  Ni les travailleurs, ni les patients, ni les acteurs communaux n’obtiennent de réponse clair de la part du groupe Jolimont sur l’avenir.  Comme si eux -mêmes ne savaient pas où ils allaient.

Ce manque de vision des managers de l’hôpital est une faute grave qui met en péril la santé des tubiziens et des habitants de toute la région.  La direction de l’hôpital n’a plus le choix de revenir vers une concertation pour que la modification de l’hôpital soit viable à long terme.  Pour le moment les managers mènent l’hôpital vers une faillite prévisible.

http://www.jolimont.be/actualites/reorganisation-de-lhopital-de-tubize

Retour de la commission des recours du gouvernement Wallon

Communiqué de presse d’Ecolo Brabant Wallon : Posons nous et trouvons une solution pour l’avenir de l’hôpital

Pour Ecolo Bw, le transfert de lits de l’hôpital de Tubize vers celui de Nivelles ainsi que la suppression de certains services dans ces deux infrastructures est une mesure précipitée. Elle doit être suspendue et faire l’objet d’une réelle réflexion dans le cadre du projet Zenith.

Le groupe Jolimont a lancé il y a quelques semaines un plan de restructuration de ses activités hospitalières. Cette situation est la conséquence des réformes voulues par Mme De Block au fédéral, mais aussi de la politique de M. Prévot à la Région wallonne. En signant l’arrêté autorisant le transfert de lits de l’hopital de Tubize vers celui de Nivelles, le ministre Prévot a considérablement accéléré une série de décisions dont les conséquences sont lourdes pour les habitants de l’ouest du Brabant wallon.

Si, à l’avenir, une grande structure hospitalière devait voir le jour dans l’ouest du Brabant wallon (projet Zenith), nous plaidons pour le maintien des structures actuelles durant la période transitoire. Et pour un véritable travail de réflexion quant aux besoins en termes de santé et sur le choix du lieu de la future grande structure hospitalière.

Pour Ecolo, la suppression du SMUR de Tubize créerait des zones dans lesquelles il serait impossible pour un autre SMUR d’intervenir endéans les 15 minutes imposées par la loi. La sécurité des citoyens ne serait donc pas garantie. Quant à la disparition de la maternité et du service de pédiatrie à Nivelles, il est évident que cela plonge des familles dans l’incertitude, ce qui est inacceptable.

Nous demandons un moratoire, en application du principe de standstill, durant lequel aucune structure ne sera fermée. Au cours de cette période, outre le maintien des structures existantes, nous demandons qu’un réel travail de réflexion se fasse sur les besoins de santé en Brabant wallon, et ce, sous l’angle des bassins de vie. Selon le ministre Prévot : « Si les hôpitaux conservent une entière liberté dans les choix liés à leur stratégie de développement, ils seront dorénavant invités à programmer leur développement en adéquation avec les besoins réels en matière de soins de santé et à réfléchir à une meilleure articulation de leurs activités dans un esprit de synergie ». Pour joindre la parole aux actes, Ecolo lui demande d’appliquer les principes qu’il a lui-même édictés.

Véronique de Brouwer, Siska Gaeremyn et Youri Caels
Coprésidents régionaux

http://www.dhnet.be/regions/brabant/tubizenivelles-ecolo-veut-une-reelle-reflexion-sur-les-hopitaux-58ac66b4cd7073b7f14b5046

http://www.tvcom.be/article/info/politique/hopitaux-de-tubize-et-nivelles-ecolo-bw-demande-un-moratoire_19309_89.html