Plan Climat

Plan Climat

Plan climat

 

Un Plan d’Actions en faveur de l’Energie Durable et du Climat (PAEDC)

pour la ville de Tubize

 

Ce plan  a pour but de prendre des mesures pour contrer les effets néfastes des changements climatiques dans tous les domaines comme le logement, l’urbanisation, l’agriculture, la gestion des eaux de pluie,….

Face aux dérèglements climatiques, 3 objectifs  :

Réduction


Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES)

Augmentation


Augmenter la production d’énergies renouvelables

Adaptation


Adapter le territoire aux changements climatiques

les 4 phases d’un PAEDC :

Phase 1 :

diagnostic

Le diagnostic a été établi par un bureau d’étude fin 2021.

Il permet de voir d’où on vient, où on est et vers où on va  au niveau des émissions de gaz à effet de serre.

Phase 2 :

Elaboration du plan d’actions

2 volets :

  • consultations des services communaux
  • consultation des citoyens

un comité de pilotage, rassemblant des représentants de l’administration communale, des citoyens et du politique, veillera à l’application du plan d’actions

Phase 3 :

Mise en place des actions

concrétisation du plan d’actions

Phase 4 :

Etat des lieux

Deux ans après la mise en place des actions, un état des lieux sera mené afin d’évaluer les actions

Pour plus d’informations

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Qu’est-ce que l’économie sociale ?

Qu’est-ce que l’économie sociale ?

Économie sociale ?

Activités économiques qui respecte les principes de service à la collectivité, d’autonomie de gestion, de gestion démocratique et participative, qui privilégient les personnes et le travail plutôt que  le capital.

Ce sont donc des entreprises…

  • qui sont des regroupements de personnes avant que d’être des regroupements de capitaux,
  • dont la propriété est collective ( C’est-à dire qu’elle est la propriété des usagers et/ou des salariés),
  • caractérisées par un fonctionnement démocratique inscrit dans un statut juridique (association, coopérative ou  mutuelle ),
  • dans lesquelles le patrimoine est collectif,
  • dans lesquelles on retrouve une catégorie d’acteurs qui ne sont ni issus de milieux du monde de l’entreprise ni issus dans d’environnements favorables à leur participation directe sur ce terrain.

Deux entreprises d’économie sociale implantées à Tubize…

La Ressourcerie Restor

L’AID Val de Senne

La Ressourcerie Restor…

Fondée à l’initiative des CPAS de Tubize, Braine-le-Château, Ittre et Rebecq, de l’AID BW EFT et de l’AID coordination. Cette société est active dans la collecte, la revalorisation et la revente d’électroménagers et d’encombrants ménagers via ses deux magasins (Tubize et Genappe). On peut y trouver des textiles, électroménagers, meubles, livres, vaisselle,… à des prix très avantageux.

l’AID Val de Senne…

Centre d’Insertion Socio-Professionnelle.

L’objectif du projet étant  la réinsertion sociale et/ou professionnelle d’un public moins qualifié et/ou peu expérimenté via des formations actives et participatives qui  placent l’apprenant au cœur du projet de formation et les apprentissage. Des prestations de services sont exercées  dans les domaines de la menuiserie, la rénovation de bâtiment et la valorisation de déchets.

 

 

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La Ville de Tubize s’engage dans le travail de mémoire

La Ville de Tubize s’engage dans le travail de mémoire

Le 8 mai 2021, c’est devant le Mausolée du cimetière de Tubize qui abrite les dépouilles des soldats de la première guerre mondiale et des déportés de 1916 que la stèle marquant l’adhésion de la Ville au réseau « Territoires de Mémoire » a été dévoilée. Cette stèle marque l’engagement de la Ville de dans un travail de mémoire.
Le « travail de mémoire », est la conjugaison du travail d’Histoire, du devoir de mémoire et de l’éducation à la citoyenneté.

Ce qui permet de proposer des voies plurielles pour mobiliser les sensibilités du plus grand nombre et encourager toutes les initiatives citoyennes capables de construire un meilleur « vivre ensemble »

« le travail des historiens et la rigueur avec laquelle ils analysent les événements sont indispensables pour ne pas exposer nos pratiques aux négationnistes et à tous ceux qui tentent de minimiser cette catastrophe humaine dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences. »

https://www.territoires-memoire.be/aide-memoire/aide-memoire-87/201811261138-du-devoir-de-memoire-au-travail-de-memoire.html

Qu’est-ce que le réseau les Territoires de mémoire ?

Les Territoires de la Mémoire sont un centre d’éducation à la résistance et à la citoyenneté créé par d’anciens prisonniers politiques rescapés des camps nazis. Pour effectuer un travail de Mémoire auprès des enfants, des jeunes et des adultes, l’association développe diverses initiatives qui transmettent le passé et encouragent l’implication de toutes et tous dans la construction d’une société démocratique garante des libertés fondamentales.

Un des objectif est  d’ accompagner dans leurs actions éducation à la résistance et à la citoyenneté le Communes, Villes et Provinces en Wallonie et à Bruxelles. Les Territoires de la Mémoire proposent un ensemble d’outils et de ressources mis à disposition des membres du réseau Territoire de Mémoire. De l’acte d’engagement à la diffusion d’expositions en passant par des formations citoyennes pour le personnel communal ou pour des publics particuliers.

https://www.territoires-memoire.be

« En ma qualité d’échevine de la citoyenneté mais aussi en tant que fille de militaire, il me tient à cœur de participer chaque année aux commémorations organisées par nos différentes sections de la fédération nationale des combattants (FNC)  de Belgique. Ces commémorations, dont le but est de rendre hommage aux soldats morts pour notre patrie durant les 2 guerres mondiales, ont toute leur importance.

Mais ayant eu un grand-père envoyé comme travailleur forcé pour abattre le mur de Dresne et qui a vu naître sa fille, ma Maman, en Allemagne, il me semble qu’il est tout aussi primordial de faire comprendre que tout conflit, que ce soit  des guerres, des génocides, des attentats,… touche aussi la population civile. En effet, des personnes âgées, des femmes, des enfants, … se trouvent bien malgré eux au centre de ces conflits.

Il est aussi nécessaire de comprendre les différents processus  qui ont menés à ces situations afin de ne plus les répéter.Donc, si le devoir de mémoire a toute son importance , il est primordial que parallèlement se réalise un travail de mémoire. Les sections locales de la FNC réalisent déjà un travail formidable pour sensibiliser nos jeunes dans les écoles primaires de l’entité et il n’est donc pas question de le remplacer. Mais Cette adhésion permettra de compléter et d’amplifier ce travail de mémoire. Adhérer à l’ASBL les Territoires de la Mémoire nous aidera à réaliser un travail éducatif pour tous.

Cette stèle marque de manière symbolique le début d’une collaboration, d’un véritable engagement de la Ville et des différents acteurs de l’éducation à sensibiliser nos citoyens, particulièrement les jeunes générations, au travail de mémoire et d’histoire Si chaque année les commémorations agissent comme une piqure de rappel, il est aussi important  de faire réfléchir nos jeunes sur ces thématiques de manière plus récurrente en dehors de ces dates clés.

Nous devons garder en tête que les enfants d’aujourd’hui seront les protecteurs de nos libertés demain. Il est nécessaire qu’ils aient toutes les cartes en main afin de préserver ces libertés et combattre les négationnismes. C’est  en travaillant sur des projets de mémoire que nous leur fourniront les outils nécessaires pour que l’on oublie pas notre passé et ce qui s’y est produit. »

Sabine Desmedt

échevine de la citoyenneté et des affaires patriotiques

En tant que député au Parlement Wallon, je participe à la commission mémoire et démocratie qui suit le travail « des territoires de la mémoire ».

Il me paraissait essentiel que Tubize puisse participer aussi à ce travail de mémoire pour combattre les discours extrémistes.

Comme assistant social, j’ai travaillé au contact des victimes de ces discours et de ces actes extrêmes.

Pour moi, il est primordial de tout mettre en œuvre pour que plus personne ne soit victime des extrémismes.

Laurent Heyvaert

Député Wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles

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Pollution du Canal Charleroi/Bruxelles

Pollution du Canal Charleroi/Bruxelles

Bref historique
• Mercredi 17/03
Le district des voies hydrauliques est averti par le garde des écluses de la pollution sur le Canal Charleroi/Bruxelles. Celui-ci, contacte les pompiers de la protection civile car cela semble important.  Des boudins sont placés ainsi qu’un barrage mécanique sur le Canal afin de récupérer et canaliser la perte d’ « hydrocarbures ».
Ce même jour, Mme Dumonceau (échevine de l’environnement de la Ville de Tubize) fait part de la pollution au chef district des voies hydrauliques qui lui répond par retour de mail qu’il est sur place avec les pompiers et la protection civile.
• Vendredi 19/3
Le Contrat Rivière Senne prend contact Mme Dumonceau pour lui signaler que la pollution perdure. Celle-ci reprend contact avec le district des voies hydrauliques.
• Samedi 20/03
Des prélèvements par le Département de la police et des contrôles (DPC) sont effectués sur le site.  Il en ressort que le Canal est souillé sur 5 kms ainsi que les berges.  Une société spécialisée est dépêchée sur place et commence les travaux de dépollution. 4 skimmers qui permettent de récupérer la couche flottante des hydrocarbures, sont placés.
Le Département de la Nature et des Forêts (DNF) est également sur place et ce afin de limiter les dégâts pour la faune et flore ainsi que la pisciculture.
Un numéro spécial (le 1718) est ouvert et est diffusé aux citoyens et ce afin de sauver un maximum de volatiles.
• Mercredi 24/03
Des échantillons sont à nouveaux prélevés par la DPC.
Quelles suites ont été données suites à cette pollution.
Interview de Mme Dumonceau (échevine de l’environnement de la Ville de Tubize)
Q : Pourriez-vous me confirmer que la Région Wallonne a bien déposé plainte ?
R : En date du 31 mars 2021, le DPC a dressé un procès-verbal à charge du pollueur. Ce procès-verbal a été dressé pour non-respect des articles D.161 du code de l’eau (rejet en eau de surface de substances interdites) et 58§1er du décret relatif au permis d’environnement (non-respect des conditions d’exploiter) et transmis au Parquet de Nivelles. Ce procès-verbal fait notamment suite aux constats de l’agent de garde SOS Environnement-Nature et de l’enquête et des constats du DPC (Département Police et Contrôles).
Q : La pollution est-elle tarie à ce jour car le pollueur pompe encore ?
R : Concernant les dispositifs (barrages) actuellement en place, suite à un contact avec le SPW MI et le pollueur, il appert que les dispositifs placés de part et d’autre de l’écluse d’Ittre sont actuellement maintenus par sécurité. De même, à hauteur du point de rejet du pollueur, un barrage est maintenu également par sécurité en vue de collecter les irisations d’hydrocarbures encore présents à ce niveau issus des purges des canalisations et du relargage en provenance des berges.
Q : Ne serait-il pas important de mettre en place une plate-forme de suivi réunissant les différentes parties impliquées dans ce dossier (autorités, monde associatif, contrat de rivière) ?
R : Un groupe de travail a été directement mis sur pied, celui-ci est composé de :
• M. le Gourverneur de la Province
• Les Bourgmestres de Ittre et Tubize
• Les 2 échevines de l’environnement Ittre et Tubize
• Les services administratifs régionaux (DPC, DNF, les voies hydrauliques, Demna)
• Les Cabinets des Ministres de l’Environnement (Mme Tellier) et de la mobilité (M. Henry)
Q : Pourriez-vous me dire si l’auteur de cette pollution est aujourd’hui connu ?
R : Il y a à ce jour une forte présomption sur l’identité du pollueur . Celle-ci sera certaine dès lors que les résultats des prélèvements seront connus. Le pollueur supposé, bien que n’ayant pas encore reconnu publiquement en être l’auteur, participe néanmoins activement aux travaux de dépollution en les finançant. Le tout, sous le contrôle du DPC.
Le 25 novembre, c’est la Sainte Catherine !

Le 25 novembre, c’est la Sainte Catherine !

En effet, depuis plusieurs siècles  la fête de la Sainte-Catherine commémore le martyre de Catherine d’Alexandrie.

Dans la tradition populaire, cette journée est dédiée aux femmes d’au moins 25 ans qui sont encore célibataires. Elles revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux … Elles coiffaient Sainte Catherine dans l’espoir de trouver un mari !

Le proverbe dit : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Ce serait donc le moment idéal pour planter des arbres et arbustes.

Mais le 25 novembre, c’est surtout aujourd’hui… la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes !

C’est cette date qui a été choisie, en 1999, par l’Assemblée générale des Nations Unies pour attirer l’attention de l’opinion publique sur les violences perpétrées quotidiennement contre des femmes.

La date est choisie en référence aux sœurs Mirabal qui furent assassinées le 25 novembre 1960, en République Dominicaine, parce qu’elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes.

Cette date qui commémore dans la tradition populaire le martyre d’une femme est aussi celle qui commémore le martyre actuel de femmes dans une réalité bien triste. Si, en cette journée, « tout prend racine » … C’est donc bien le moment d’enraciner, au fond de chacun, qu’aujourd’hui encore les sévices et tortures infligés par des hommes à des millions de femmes, sont bien réels.

Pour s’en convaincre voici quelques chiffres…

  • Dans le monde, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne.
  • Les appels aux numéros d’urgence ont été multipliés par cinq dans certains pays.
  • En septembre 2020, 48 pays avaient intégré la prévention et la réponse à la violence à l’égard des femmes et des filles à leurs plans de lutte contre la COVID-19.
  • Chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille.
  • Moins de 40% des femmes qui subissent des violences demandent de l’aide sous une forme ou une autre.
  • Les femmes adultes représentent près de la moitié (49 %) de toutes les victimes de trafic d’êtres humains repérées dans le monde.
  • Au moins 200 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines dans les 31 pays où se concentre cette pratique.
  • 15 millions d’adolescentes dans le monde (âgées de 15 à 19 ans) ont été forcées d’avoir des rapports sexuels.
  • La violence scolaire basée sur le genre est un obstacle majeur à la scolarisation universelle et à la réalisation du droit à l’éducation des filles.
  • Une femme sur dix, de l’Union européenne, rapporte avoir subi un harcèlement en ligne au moins une fois depuis l’âge de 15 ans.

Source : ONU

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Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs … Parlons-en !

Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs … Parlons-en !

Introduction

Qu’est-ce que L’ONDRAF ?

L’ONDRAF est l’organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies. Il est responsable, depuis 1980, de la gestion des déchets radioactifs en Belgique.

Un déchet radioactif est un déchet qui émet des rayonnements susceptibles de causer des dommages à l’homme et à l’environnement. Ils sont issus de la production d’électricité dans les centrales nucléaires, du démantèlement d’installations nucléaires ou encore de l’utilisation de substances radioactives dans le cadre de la recherche, de la médecine, de l’agriculture et de certaines activités industrielles.

Enfouissement des déchets

Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs de l’ONDRAF

Sous le couvert du confinement, période durant laquelle l’attention de l’opinion publique est légitimement focalisée sur la gestion de la pandémie du COVID-19 et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales, l’Organisme National des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) a proposé au gouvernement fédéral d’adopter  le projet intitulé « Une destination finale pour les déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie en Belgique ».

 

L’enquête.

Cette consultation publique1 qui se tiendra entre le 15 avril et le 13 juin 2020  nous est présentée comme visant à définir la méthode de stockage « définitif » par enfouissement géologique de la quantité actuelle de nos déchets nucléaires, soit les déchets de type B (soit 8 900m3) et de type C (soit 2 100 à 4 700 m3 ).

Par deux fois, les députés fédéraux en charge de ce dossier Samuel Cogolati (Ecolo) et Malik Ben Achour (PS) ont réclamé un allongement du délai, comme l’ont fait les Régions pour les autres enquêtes publiques. Par deux fois, la demande a été refusée par le MR et la droite flamande, malgré l’appui de tous les autres partis.

Un large débat sociétal doit pourtant  répondre à toutes les garanties démocratiques et doit être étayé de toutes les connaissances techniques et scientifiques actuelles et à venir.

Ladite consultation, par ailleurs, pose question. Elle définitivement tournée vers une simplification abusive de la situation. Les questions sont automatiquement tournées de manière  à faire accepter leur solution comme LA seule solution.

Tout le dossier nous détourne des vraies questions pour ne se focaliser que sur la question technique, sans jamais prendre en compte les sphères sociales et environnementales.

La Belgique n’a pas encore de plan concret pour ses déchets nucléaires. Mais cette décision (à laquelle la population doit participer) doit porter sur un système de gestion précis à long terme des déchets nucléaires (on parle de MILLIONS d’années)

Or, nous ne rencontrons que principes et propositions abstraites. Le projet de plan qui fait l’objet de cette consultation ne répond pas non plus aux exigences européennes.

ll est à relever que l’avis de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) sur le contenu de la consultation publique était attendu sur ce projet pour le 13/06, au même titre que celui des citoyens. Comment est-il possible qu’on demande l’avis du citoyen lambda sur une problématique aussi importante et dangereuse avant d’ avoir au minimum pu être éclairés par l’avis de l’AFCN ?

1 https://www.ondraf.be/

« La consultation publique en cours n’est qu’un épisode de l’habile stratégie que pratique l’organisme depuis le milieu des années 2000 : le saupoudrage de démarches qui donnent l’illusion d’une démocratie participative, mais qui sont en réalité détournées au profit de la fabrique du consentement. » 

https://pour.press/author/isabelle-masson-loodts/

 

Isabelle Loodts

Pour écrire la liberté, 25/04/2020

Mais que propose l’ONDRAF ?

L’ONDRAF propose de stocker en profondeur, quelque part sur le territoire belge, les déchets hautement radioactifs à long terme.

Le projet de l’ONDRAF est basé sur son Plan Déchets présenté en 2010, qui fut remis en question à trois reprises par l’AFCN en 2011, 2016 et 2017. Aucune mesure substantielle préconisée par l’AFCN n’a été prise en compte par l’ONDRAF. Les principaux aspects du présent projet restent inconnus, aucune information quant aux modalités concrètes du stockage de ces déchets (lieu, moment et méthodes) n’étant à ce stade spécifiée.

Stockage par enfouissement :

 L’enfouissement à 200m sous terre n’offre aucune possibilité d’intervention a posteriori. Il s’agit d’une solution irréversible !

De nombreux accidents ont déjà eu lieu sur ce type de site : incendies, explosions et rejets de gaz radioactifs dans l’environnement,  contamination des eaux, corrosion des conteneurs de stockage, etc.

 Il est impossible de s’assurer que la solution de « stockage géologique » proposée par l’ONDRAF soit totalement sécurisée, notamment parce que les aléas sismiques sont imprévisibles sur des échelles de temps aussi longues que de l’ordre du million d’années et sera à terme irréversible. Même sans tremblement de terre, les exemples d’accidents se multiplient après seulement quelques dizaines d’années de ce type de stockage.

 

  • Le Waste Isolation Pilot Plan au Nouveau-Mexique3 où plusieurs centaines de milliers de fûts peuvent être stockés dans des cavernes de sel à 640 mètres de profondeur  a connu un incendie avec dégagement radioactif.
  • La Stocamine4, en Alsace où un incendie s’est déclaré à proximité du site d’enfouissement. La seule solution trouvée lorsque l’incendie s’est déclaré était de fuir le site et de le sacrifier
  • En 2017, à Hanford (USA)5, des milliers d’employés ont été confinés après l’effondrement d’un tunnel rempli de substances contaminées
  • L’ancienne mine de sel d’Asse en Allemagne6 a vu ses eaux contaminées. 

En 20 ans, les exemples se multiplient démontrant que la solution d’enfouissement n’est ni sécure ni efficace. Mais surtout, elle génère des catastrophes dont nous n’avons encore vu que les prémisses.

La Suède a prononcé son opposition7 au projet d’enfouissement à 460 mètres de profondeur dans le granit par manque de sûreté et vu les risques de dysfonctionnements graves, mais aussi au vu des problèmes de méthodes et de choix du site

Le gouvernement des Pays-Bas a lui aussi décidé le 29 janvier 2018 de reporter toute décision définitive à l’an 21008.

L’ONDRAF n’a pas encore mené d’étude approfondie sur les solutions alternatives au «stockage géologique », comme exigé par l’AFCN et la population belge.

Pourtant des solutions existent. Sachant qu’ un éventuel site de stockage géologique ne sera pas pleinement opérationnel avant 2100, l’enfouissement sub-surface, est une alternative. Certes temporaire, cette méthode permet au moins de garder un œil sur le stockage et de pouvoir réagir de manière opportune lorsqu’un élément terrestre l’exigera. Il permet pour les 100 ans à venir de garder une surveillance de tous les instants sur le stockage, en attendant que la technologie puisse trouver une solution plus durable et moins sale.

  1. https://www.npr.org/sections/thetwo-way/2015/03/26/395615637/official-report-nuclear-waste-accident-caused-by-wrong-kitty-litter
  2. https://www.usinenouvelle.com/article/les-chantiers-maudits-que-faire-de-stocamine-et-ses-encombrants-dechets.N864845
  3. https://abcnews.go.com/Health/hanford-nuclear-site-incident-raises-questions-health-cancer/story?id=47327495
  4. https://www.sortirdunucleaire.org/Scandaleuse-contamination
  5. https://www.michele-rivasi.eu/politique/dechets-nucleaires-le-choix-de-lenfouissement-en-couche-geologique-profonde-nest-pas-acceptable
  6. https://lenergeek.com/2018/12/06/pays-bas-nucleaire/
Zones de stockage :

Les zones de stockage sont à l’étude. Ils concernent les sols composés de schiste (argile peu indurée).

La couche d’argile est donc, jusqu’à nouvel ordre, le lieu privilégié pour l’enfouissement des déchets B et C. Certains sites sont envisagés : Florenville, Chiny, Virton ou encore Neufchâteau, Vaux-sur-Sûre, Fauvillers, Namur, Dinant, Stavelot et Boom9.

Or, il n’a jamais été démontré quant à la stabilité et l’imperméabilité de ces sols. Il n’existe aucune étude comparative de sûreté.

9. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20200512_01474276/des-dechets-radioactifs-stockes-par-la-belgique-au-sud-du-pays

Conclusion

Passer sous silence une consultation publique de cet ordre est une escroquerie.

Actuellement, aucune mesure sécure à hauteur de cet enjeu social, sanitaire et environnemental n’existe. L’enfouissement préconisé met en danger notre humanité pour les générations voire les civilisations à venir. L’impact direct et indirect de telles mesures non contrôlées est incommensurable.

L’énergie produite par les centrales nucléaires se veut la moins chère sur le marché.

C’est sciemment omettre le coût de la gestion de ses déchets.  Cette gestion par enfouissement engagerait la Belgique sur une durée d’au-moins 300.000 ans et coûterait au moins 10,7 milliards € ! Montant qui retombera immanquablement à court terme sur le citoyen, quelle qu’en soit la forme. Ce n’était pas à l’ordre du jour lors de la construction des centrales nucléaires.

 

Un enfouissement pleinement opérationnel ne pourra voir le jour avant le siècle prochain par manque de moyens techniques. La recherche dans ce domaine n’en est qu’à ses balbutiements.

Il n’y a donc aucune urgence. A part celle d’Engie-Electrabel… et de l’ONDRAF. Seul le lobby nucléaire peut trouver un avantage réel à faire passer un plan de cette ampleur à l’agenda politique de manière à assurer le monopole de l’énergie atomique comme seule solution au dérèglement climatique. Le Greenwashing fait partie intégrante de leur communication.

L’enfouissement n’est pas une méthode de gestion, il s’agit d’un abandon… Nous devons fermement nous y opposer quel que soit le lieu.

Enfouissement des déchets nucléaires: une enquête publique ridicule

 

A VOIR :

Un héritage empoisonné