Le 25 novembre, c’est la Sainte Catherine !

Le 25 novembre, c’est la Sainte Catherine !

En effet, depuis plusieurs siècles  la fête de la Sainte-Catherine commémore le martyre de Catherine d’Alexandrie.

Dans la tradition populaire, cette journée est dédiée aux femmes d’au moins 25 ans qui sont encore célibataires. Elles revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux … Elles coiffaient Sainte Catherine dans l’espoir de trouver un mari !

Le proverbe dit : « À la Sainte-Catherine, tout bois prend racine ». Ce serait donc le moment idéal pour planter des arbres et arbustes.

Mais le 25 novembre, c’est surtout aujourd’hui… la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence contre les Femmes !

C’est cette date qui a été choisie, en 1999, par l’Assemblée générale des Nations Unies pour attirer l’attention de l’opinion publique sur les violences perpétrées quotidiennement contre des femmes.

La date est choisie en référence aux sœurs Mirabal qui furent assassinées le 25 novembre 1960, en République Dominicaine, parce qu’elles militaient pour leurs droits. Elles devinrent alors les symboles du combat pour éradiquer ce fléau qu’est la violence à l’égard des femmes.

Cette date qui commémore dans la tradition populaire le martyre d’une femme est aussi celle qui commémore le martyre actuel de femmes dans une réalité bien triste. Si, en cette journée, « tout prend racine » … C’est donc bien le moment d’enraciner, au fond de chacun, qu’aujourd’hui encore les sévices et tortures infligés par des hommes à des millions de femmes, sont bien réels.

Pour s’en convaincre voici quelques chiffres…

  • Dans le monde, 35% des femmes ont subi au moins une fois des violences physiques et/ou sexuelles de la part d’un partenaire intime, ou bien des violences sexuelles de la part d’une autre personne.
  • Les appels aux numéros d’urgence ont été multipliés par cinq dans certains pays.
  • En septembre 2020, 48 pays avaient intégré la prévention et la réponse à la violence à l’égard des femmes et des filles à leurs plans de lutte contre la COVID-19.
  • Chaque jour, 137 femmes sont tuées par un membre de leur famille.
  • Moins de 40% des femmes qui subissent des violences demandent de l’aide sous une forme ou une autre.
  • Les femmes adultes représentent près de la moitié (49 %) de toutes les victimes de trafic d’êtres humains repérées dans le monde.
  • Au moins 200 millions de femmes et de filles âgées de 15 à 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines dans les 31 pays où se concentre cette pratique.
  • 15 millions d’adolescentes dans le monde (âgées de 15 à 19 ans) ont été forcées d’avoir des rapports sexuels.
  • La violence scolaire basée sur le genre est un obstacle majeur à la scolarisation universelle et à la réalisation du droit à l’éducation des filles.
  • Une femme sur dix, de l’Union européenne, rapporte avoir subi un harcèlement en ligne au moins une fois depuis l’âge de 15 ans.

Source : ONU

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Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs … Parlons-en !

Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs … Parlons-en !

Introduction

Qu’est-ce que L’ONDRAF ?

L’ONDRAF est l’organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies. Il est responsable, depuis 1980, de la gestion des déchets radioactifs en Belgique.

Un déchet radioactif est un déchet qui émet des rayonnements susceptibles de causer des dommages à l’homme et à l’environnement. Ils sont issus de la production d’électricité dans les centrales nucléaires, du démantèlement d’installations nucléaires ou encore de l’utilisation de substances radioactives dans le cadre de la recherche, de la médecine, de l’agriculture et de certaines activités industrielles.

Enfouissement des déchets

Projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs de l’ONDRAF

Sous le couvert du confinement, période durant laquelle l’attention de l’opinion publique est légitimement focalisée sur la gestion de la pandémie du COVID-19 et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales, l’Organisme National des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF) a proposé au gouvernement fédéral d’adopter  le projet intitulé « Une destination finale pour les déchets de haute activité et/ou de longue durée de vie en Belgique ».

 

L’enquête.

Cette consultation publique1 qui se tiendra entre le 15 avril et le 13 juin 2020  nous est présentée comme visant à définir la méthode de stockage « définitif » par enfouissement géologique de la quantité actuelle de nos déchets nucléaires, soit les déchets de type B (soit 8 900m3) et de type C (soit 2 100 à 4 700 m3 ).

Par deux fois, les députés fédéraux en charge de ce dossier Samuel Cogolati (Ecolo) et Malik Ben Achour (PS) ont réclamé un allongement du délai, comme l’ont fait les Régions pour les autres enquêtes publiques. Par deux fois, la demande a été refusée par le MR et la droite flamande, malgré l’appui de tous les autres partis.

Un large débat sociétal doit pourtant  répondre à toutes les garanties démocratiques et doit être étayé de toutes les connaissances techniques et scientifiques actuelles et à venir.

Ladite consultation, par ailleurs, pose question. Elle définitivement tournée vers une simplification abusive de la situation. Les questions sont automatiquement tournées de manière  à faire accepter leur solution comme LA seule solution.

Tout le dossier nous détourne des vraies questions pour ne se focaliser que sur la question technique, sans jamais prendre en compte les sphères sociales et environnementales.

La Belgique n’a pas encore de plan concret pour ses déchets nucléaires. Mais cette décision (à laquelle la population doit participer) doit porter sur un système de gestion précis à long terme des déchets nucléaires (on parle de MILLIONS d’années)

Or, nous ne rencontrons que principes et propositions abstraites. Le projet de plan qui fait l’objet de cette consultation ne répond pas non plus aux exigences européennes.

ll est à relever que l’avis de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) sur le contenu de la consultation publique était attendu sur ce projet pour le 13/06, au même titre que celui des citoyens. Comment est-il possible qu’on demande l’avis du citoyen lambda sur une problématique aussi importante et dangereuse avant d’ avoir au minimum pu être éclairés par l’avis de l’AFCN ?

1 https://www.ondraf.be/

« La consultation publique en cours n’est qu’un épisode de l’habile stratégie que pratique l’organisme depuis le milieu des années 2000 : le saupoudrage de démarches qui donnent l’illusion d’une démocratie participative, mais qui sont en réalité détournées au profit de la fabrique du consentement. » 

https://pour.press/author/isabelle-masson-loodts/

 

Isabelle Loodts

Pour écrire la liberté, 25/04/2020

Mais que propose l’ONDRAF ?

L’ONDRAF propose de stocker en profondeur, quelque part sur le territoire belge, les déchets hautement radioactifs à long terme.

Le projet de l’ONDRAF est basé sur son Plan Déchets présenté en 2010, qui fut remis en question à trois reprises par l’AFCN en 2011, 2016 et 2017. Aucune mesure substantielle préconisée par l’AFCN n’a été prise en compte par l’ONDRAF. Les principaux aspects du présent projet restent inconnus, aucune information quant aux modalités concrètes du stockage de ces déchets (lieu, moment et méthodes) n’étant à ce stade spécifiée.

Stockage par enfouissement :

 L’enfouissement à 200m sous terre n’offre aucune possibilité d’intervention a posteriori. Il s’agit d’une solution irréversible !

De nombreux accidents ont déjà eu lieu sur ce type de site : incendies, explosions et rejets de gaz radioactifs dans l’environnement,  contamination des eaux, corrosion des conteneurs de stockage, etc.

 Il est impossible de s’assurer que la solution de « stockage géologique » proposée par l’ONDRAF soit totalement sécurisée, notamment parce que les aléas sismiques sont imprévisibles sur des échelles de temps aussi longues que de l’ordre du million d’années et sera à terme irréversible. Même sans tremblement de terre, les exemples d’accidents se multiplient après seulement quelques dizaines d’années de ce type de stockage.

 

  • Le Waste Isolation Pilot Plan au Nouveau-Mexique3 où plusieurs centaines de milliers de fûts peuvent être stockés dans des cavernes de sel à 640 mètres de profondeur  a connu un incendie avec dégagement radioactif.
  • La Stocamine4, en Alsace où un incendie s’est déclaré à proximité du site d’enfouissement. La seule solution trouvée lorsque l’incendie s’est déclaré était de fuir le site et de le sacrifier
  • En 2017, à Hanford (USA)5, des milliers d’employés ont été confinés après l’effondrement d’un tunnel rempli de substances contaminées
  • L’ancienne mine de sel d’Asse en Allemagne6 a vu ses eaux contaminées. 

En 20 ans, les exemples se multiplient démontrant que la solution d’enfouissement n’est ni sécure ni efficace. Mais surtout, elle génère des catastrophes dont nous n’avons encore vu que les prémisses.

La Suède a prononcé son opposition7 au projet d’enfouissement à 460 mètres de profondeur dans le granit par manque de sûreté et vu les risques de dysfonctionnements graves, mais aussi au vu des problèmes de méthodes et de choix du site

Le gouvernement des Pays-Bas a lui aussi décidé le 29 janvier 2018 de reporter toute décision définitive à l’an 21008.

L’ONDRAF n’a pas encore mené d’étude approfondie sur les solutions alternatives au «stockage géologique », comme exigé par l’AFCN et la population belge.

Pourtant des solutions existent. Sachant qu’ un éventuel site de stockage géologique ne sera pas pleinement opérationnel avant 2100, l’enfouissement sub-surface, est une alternative. Certes temporaire, cette méthode permet au moins de garder un œil sur le stockage et de pouvoir réagir de manière opportune lorsqu’un élément terrestre l’exigera. Il permet pour les 100 ans à venir de garder une surveillance de tous les instants sur le stockage, en attendant que la technologie puisse trouver une solution plus durable et moins sale.

  1. https://www.npr.org/sections/thetwo-way/2015/03/26/395615637/official-report-nuclear-waste-accident-caused-by-wrong-kitty-litter
  2. https://www.usinenouvelle.com/article/les-chantiers-maudits-que-faire-de-stocamine-et-ses-encombrants-dechets.N864845
  3. https://abcnews.go.com/Health/hanford-nuclear-site-incident-raises-questions-health-cancer/story?id=47327495
  4. https://www.sortirdunucleaire.org/Scandaleuse-contamination
  5. https://www.michele-rivasi.eu/politique/dechets-nucleaires-le-choix-de-lenfouissement-en-couche-geologique-profonde-nest-pas-acceptable
  6. https://lenergeek.com/2018/12/06/pays-bas-nucleaire/
Zones de stockage :

Les zones de stockage sont à l’étude. Ils concernent les sols composés de schiste (argile peu indurée).

La couche d’argile est donc, jusqu’à nouvel ordre, le lieu privilégié pour l’enfouissement des déchets B et C. Certains sites sont envisagés : Florenville, Chiny, Virton ou encore Neufchâteau, Vaux-sur-Sûre, Fauvillers, Namur, Dinant, Stavelot et Boom9.

Or, il n’a jamais été démontré quant à la stabilité et l’imperméabilité de ces sols. Il n’existe aucune étude comparative de sûreté.

9. https://www.lavenir.net/cnt/dmf20200512_01474276/des-dechets-radioactifs-stockes-par-la-belgique-au-sud-du-pays

Conclusion

Passer sous silence une consultation publique de cet ordre est une escroquerie.

Actuellement, aucune mesure sécure à hauteur de cet enjeu social, sanitaire et environnemental n’existe. L’enfouissement préconisé met en danger notre humanité pour les générations voire les civilisations à venir. L’impact direct et indirect de telles mesures non contrôlées est incommensurable.

L’énergie produite par les centrales nucléaires se veut la moins chère sur le marché.

C’est sciemment omettre le coût de la gestion de ses déchets.  Cette gestion par enfouissement engagerait la Belgique sur une durée d’au-moins 300.000 ans et coûterait au moins 10,7 milliards € ! Montant qui retombera immanquablement à court terme sur le citoyen, quelle qu’en soit la forme. Ce n’était pas à l’ordre du jour lors de la construction des centrales nucléaires.

 

Un enfouissement pleinement opérationnel ne pourra voir le jour avant le siècle prochain par manque de moyens techniques. La recherche dans ce domaine n’en est qu’à ses balbutiements.

Il n’y a donc aucune urgence. A part celle d’Engie-Electrabel… et de l’ONDRAF. Seul le lobby nucléaire peut trouver un avantage réel à faire passer un plan de cette ampleur à l’agenda politique de manière à assurer le monopole de l’énergie atomique comme seule solution au dérèglement climatique. Le Greenwashing fait partie intégrante de leur communication.

L’enfouissement n’est pas une méthode de gestion, il s’agit d’un abandon… Nous devons fermement nous y opposer quel que soit le lieu.

Enfouissement des déchets nucléaires: une enquête publique ridicule

 

A VOIR :

Un héritage empoisonné

 

 

 

 

Faut-il s’opposer à la 5G ?

Faut-il s’opposer à la 5G ?

C’est quoi la 5G ?

Cette technologie offrira un débit beaucoup plus élevé que la 4G (10 fois supérieur), ce qui augmentera la vitesse d’accès aux contenus et la circulation d’un volume plus important de données.

Elle permettra donc à toutes une série d’équipements électroniques d’être connectés entre eux, ce qui développera des applications comme les voitures autonomes, usines automatisées, chirurgie à distance, robots « intelligents » …

Beaucoup de questions se posent quant au développement de cette nouvelle technologie.
1. L’exposition au champ électromagnétique.
1.1. Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

On peut se représenter le rayonnement électromagnétique comme une série d’ondes très régulières qui progressent à une vitesse extrêmement élevée et plus précisément à la vitesse de la lumière. La fréquence traduit simplement le nombre d’oscillations ou de cycles par seconde, tandis que la longueur d’onde est égale à la distance entre un point d’une onde et son homologue sur l’onde suivante. Fréquence et longueur d’onde sont donc totalement indissociables : plus la fréquence est élevée, plus la longueur d’onde est courte“,

Nous pouvons dire qu’un champ magnétique apparaît lorsqu’un courant électrique circule, son intensité varie selon la consommation d’électricité. Tout autour de nous, il existe des champs électromagnétiques. Certains sont d’origine naturelle (comme lors d’un orage) et d’autres sont le fruit de l’activité humaine.

1.2. Bandes de basses et de hautes fréquences.

Les ondes de haute fréquence transportent plus d’énergie que les ondes de bases fréquences.

Les bandes basses, de large couverture, se propagent à travers les bâtiments et s’échelonnent autour de 3,4 et 3,8 GHz.  (c’est le niveau émis par le Wifi). Les bandes ” à haute fréquence (dites « millimétriques ») fonctionnent à plus de 24,25 GHz (ce à quoi devrait arriver la 5G).

Pour l’instant, on ne sait pas quel serait le taux d’émission d’ondes de la 5G.

« À partir de 10 GHz, l’énergie électromagnétique ne pénètre pratiquement plus dans le corps, mais est concentrée au niveau de la peau : ça pose des questions différentes en matière d’effets potentiels sur la santé », M. Merckel, expert de l’agence de sécurité sanitaire française Anses.

1.3. Une exposition à ces champs est-elle susceptible de susciter des réponses biologiques et de nuire au bien-être de la population ?
  • La réponse ne coule pas de source car les études scientifiques ne sont pas unanimes.

Si l’OMS déclare que « Malgré de nombreuses recherches, rien n’indique pour l’instant que l’exposition à des champs électromagnétiques de faible intensité, soit dangereuse pour la santé humaine ».

Elle annonce aussi, « Les ondes électromagnétiques sont “peut-être cancérigènes” pour l’être humain », dans son rapport en collaboration de l’Agence internationale de recherches sur le cancer (IARC) de 2011.

En effet, certaines études démontrent des risques d’augmentation de cancer, de dommages génétiques, de changements structurels et fonctionnels du système reproductif, de déficits d’apprentissage et de mémoire, de désordres neurologiques et d’impacts négatifs sur le bien-être.

Ces dommages n’affecteraient pas seulement l’homme mais aussi la faune et la flore.

  • Le principal effet biologique des champs électromagnétiques

« Le principal effet biologique des champs électromagnétiques de radiofréquence est de nature thermique » (OMS). Ce qui induirait l’augmentation de la température des zones exposées.

Les études ont montré l’existence d’effets biologiques sur certains paramètres comme le sommeil ou la tension.

Mais effet biologique ne veut pas forcément dire effet sanitaire, c’est-à-dire danger pour la santé.

En effet, les effets biologiques sont le signe que le corps s’adapte aux variations de son environnement.

Donc les conséquences sur la santé apparaitront si l’accumulation d’effets biologiques dépasse la capacité d’adaptation du corps.

2. La prolifération d’antennes

Pour augmenter le volume de données, la 5G utilisera une bande de fréquences plus haute que la téléphonie mobile actuelle (de 3,4 gigahertz (GHz) dans un premier temps pour arriver au-dessus de 26 GHz.)

Mais plus la fréquence est haute, plus la portée des ondes est courte. De ce fait cette technologie ne sera efficace que sur des petites distances. De plus, elle se transmet mal à travers les solides. C’est pourquoi son déploiement nécessitera une augmentation du nombre antennes-relais (jusqu’à une antenne toutes les 10 ou 12 maisons en zone urbaine)

Le déploiement de la 5G conduirait à une augmentation de l’exposition aux ondes électromagnétique

Le déploiement de nouveaux transmetteurs pour la 5G devrait générer selon les estimations entre 10 et 20 milliards de connexions. Ce qui augmentera substantiellement l’exposition permanente de l’intégralité de la population européenne aux champs électromagnétiques.

https://geoportail.wallonie.be/catalogue/3de9790e-529f-431f-ac4f-e86d827bde8e.html

http://www.sites.bipt.be

3. Cybersécurité

Les premières réseaux mobile (1G à 4G) permettaient de se parler, de s’écrire, de s’envoyer des images et enfin d’aller sur internet.

La 5G, elle, servira à connecter les objets du quotidien et des équipements dits « intelligents », c’est-à-dire qu’un monde avec la 5G sera encore plus interconnecté qu’il ne l’est aujourd’hui… avec tout ce que cela implique en matière de cybersécurité.

En effet, démultiplier les appareils connectés multipliera aussi le nombre de points d’entrées des attaques pour les cybercriminels. Outre le vol de données personnelles ou usurpation d’identité, l’espionnage industriel, les piratages de certaines machines pourraient mettre en danger la population.

Un moratoire nécessaire …

Le déploiement de la 5G conduirait à une augmentation de l’exposition aux ondes électromagnétiques.  Donc pour l’instant, si les données scientifiques sont de plus en plus nombreuses, Il faut les analyser pour évaluer leurs impacts éventuels sur la santé.

C’est la raison notamment pour laquelle, plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G.

Donc si au niveau de la santé, pour l’instant il n’y a pas de consensus (on peut se demander si le business y a intérêt), on constate surtout que la 5G n’est qu’un élément de plus dans la chaîne des polluants, pesticides, particules fines, etc.…

De plus, il est aussi important de savoir si la protection des données personnelles sera assurée et d’être certain que des dispositions légales seront prises en ce sens.

Poussons la réflexion un peu plus loin

Si les nombreuses possibilités liées à cette technologie semblent intéressantes, on peut se demander ce qu’elle coûtera en investissement, en énergie et, en fait, sont-elles vraiment utiles ?

A titre d’exemples, faut-il vraiment un tire-bouchon à pression d’air pour ouvrir une bouteille de vin ? Sauf si tu dois en ouvrir 1000 en quelques minutes ! Si un chirurgien peut opérer à distance via la 5G, pourquoi doit-il encore aller à l’hôpital et ne pas le faire de chez lui ? Où est l’humain dans tout cela ?

C’est la plus grosse question ! Ce type de technique nous conduit directement vers un monde plus contrôlé, plus standardisé, plus uniformisé. Que devient l’homme dans tout ça ? Un robot ? Un numéro ? Une marionnette ? Note que c’était déjà la prévision d’Aldous Huxley dans son bouquin “Le meilleur des mondes ” … en 1932 !

Plus une société est technicisée, plus elle devient fragile ! Que se passe-t-il en cas de panne ? Est-on prêt à garder des solutions de sauvegarde et à accepter les frais supplémentaires ?

Des exemples : à la SNCB, toute la circulation des trains à Bruxelles est centralisée et pilotée par ordinateur …En cas d’incident même mineur, tout s’arrête ! Idem pour la distribution d’électricité en Europe ; un incident ou sabotage peut nous priver de courant et bonjour les dégâts.

On calcule toujours les bénéfices des nouvelles technologies mais jamais les coûts d’un dérapage ; Bien sûr, les bénéfices ou les pertes ne vont pas dans les mêmes poches !

Violences intra-familiales

Violences intra-familiales

Depuis le début du confinement, le nombre d’appels sur la ligne d’aide aux victimes de violences a augmenté entre 25  et 30%. 

Que sont les violences intra-familiales ?

 Les violences intra-familiales ( violences conjugales et familiales ) sont des actes violents exercés entre les membres d’une même famille.

Elles ont des impacts non négligeables sur tous les membres de la famille, tant pour la victime que pour les proches qui en sont témoins et particulièrement pour les enfants.

Différentes formes de violences

Il y a les agressions physiques, les violences psychologiques et verbales, les menaces et les intimidations, les violences économiques ainsi que les violences sexuelles.

Ces différentes formes de violence (différentes des disputes de couple ou de famille) peuvent s’installer graduellement et s’intensifier dans le temps.

Elles apparaissent particulièrement lors de périodes critiques de la vie des individus.

Le cycle de la violence

Ce cycle comporte quatre phases (le but étant pour l’auteur de maintenir son emprise sur l’autre) :  le climat de tension, la crise, la justification et la lune de miel.

  • Climat de menace et d’agression. : Ces deux premières phases agissent pour prendre le contrôle du ou de la partenaire. C’est là que surviennent les violences.
  • Justification, culpabilisation et réconciliation : Ces deux autres phases agissent pour récupérer le ou la partenaire.

Dans les familles ou les couples marqués par la violence, ce cycle se marque de façon répétée et de plus en plus rapide. Plus le cycle se répète, plus la phase « lune de miel » se raccourcit pour parfois disparaître.

A chaque cycle bouclé, les victimes perdent en confiance et en estime vis-à-vis d’elles-mêmes.

Les enfants sont victimes avant tout de ce cycle, pris au milieu de leurs parents, tentant de protéger tantôt la mère, tantôt le père. Ils deviennent parfois l’instrument des tensions impliqués par les parents pour régler ou intensifier leurs conflits.

 

http://www.asblpraxis.be/violences-conjugales-familiales

Que dit la loi ?
  • Définition :

Définition de la violence intrafamiliale (COL3/2006) : Toute forme de violence physique, sexuelle, psychique ou économique entre membres d’une même famille, quel que soit leur âge.

Définition de la violence conjugale (COL4/2006) : Toute forme de violence physique, sexuelle, psychique ou économique entre les époux ou personnes cohabitantes ou ayant cohabité (même occasionnellement) et entretenant ou ayant entretenu une relation affective et sexuelle durable.

  • Législation :

La violence au sein du couple, que l’on soit marié ou non, est un fait punissable par la loi

  • La loi du 4 juillet 1989 réprimant le viol entre époux
  • La loi du 24 novembre 1997 visant à combattre les violences au sein du couple
  • La loi du 30 octobre 1998 introduisant dans le code pénal la violence psychologique et le harcèlement moral
  • L’article 327 du Code Pénal concernant les menaces d’attentat contre les personnes
  • La loi du 6 janvier 2003 permettant l’attribution du logement familial au conjoint victime
  • L’article 458 bis du Code pénal qui permet de rompre le secret professionnel en cas d’infraction sur des personnes vulnérables (par exemple, violences durant la grossesse) et en cas de violences conjugales en général (à partir du 1er mars 2013)
  • La loi du 15 mai 2012 relative à l’interdiction temporaire de résidence en cas de violence domestique (entrée en vigueur le 01/01/2013)

 

https://www.planningsfps.be/nos-dossiers-thematiques/dossier-violences-conjugales/?fbclid=IwAR1a9i-CQliX60hlWkPPyJtcd2cDM73DDEnk5EMliXNocgt74mUAnfPW3Jk

Si le confinement rime avec violence, si vous avez besoin d’une aide psychologique, si vous avez un problème à la maison, voici quelques informations :

 

  • La ligne « écoute violences conjugales »

Une permanence est assurée par des spécialistes qui travaillent avec les victimes et avec les auteurs.

du lundi au vendredi de 9 h à 19 h.

 

  • Télé-Accueil Namur-Brabant wallon

Une permanence téléphonique est assurée 24 heures sur 24 tout au long de l’année par des écoutants bénévoles .  

Ces écoutants conservent leur anonymat au téléphone et une discrétion à l’extérieur quant à cet engagement.

Secrétariat : 010/45 79 46 

ligne d’appel: 107

http://www.tele-accueil.be/pages/TANBW.htm?fbclid=IwAR0W8V9ECWCUvmyuSPvDEpgPufeafjt7p6edcjWL6qKSImKdqibfmoNJnTs

  • Aux fils de soi

Des conseillers conjugaux et familiaux à votre écoute.

Covid19 – Les Conseillers Conjugaux et Familiaux à votre écoute

https://www.facebook.com/auxfilsdesoi/

  • SOS Parents – SOS enfants

  • Les numéros d’urgence

Je reste chez moi, et ….

Je reste chez moi, et ….

Pour ceux qui ne peuvent pas rester chez eux.

Un certain nombre de personnes n’ont pas l’occasion de rester en confinement pour toute une série de raisons (aide aux personnes, services alimentaires, sécurité, travail,…)

Nous les remercions pour leur dévouement et leur abnégation durant ces moments compliqués

 

Pour ceux qui doivent rester chez eux.

Envie d’aider ou besoin d’être aidé

Vous pouvez  vous connectez sur la plateforme BW solidaire qui regroupe des initiatives citoyennes de solidarité en Brabant wallon, commune par commune.

Les actions concernent trois catégories de bénéficiaires :

    • les personnes âgées,
    • les enfants, 
    • les personnes fragilisées.

Les initiatives citoyennes proposées peuvent être diverses : approvisionnement alimentaire ou pharmaceutique, dépôt de colis, livraison de repas d’un restaurant du BW à une personne isolée, baby-sitting ou animations pour enfants, etc.

Les actions seront validées par un Bourgmestre ou par le Gouverneur.

https://www.impactdays.co/bwsolidaire/

Comment passer au mieux ce confinement ?

Un bon nombre de personnes sont en télétravail mais passé ces moments, que faire ? 

 Nous vous proposons quelques liens qui pourraient vous être utiles. 

Pour les enfants

Pour lire :

https://papapositive.fr/une-application-avec-des-centaines-de-livres-interactifs-et-audio/?fbclid=IwAR20cd_z2fM26z4z_tJ8SXlo04P24PJyM0MuAI3ExBZkpxVdwXoYwn0dG8U

Pour apprendre : 

https://adozen.fr/sciences-20-videos-poilantes-de-professeur-moustache/?fbclid=IwAR28TEKqufu8mOnBbv6IY1q9JIalmoAFJrWfFuwtYMq0EKJlk4tPSDh0viU

https://www.flair.be/fr/culture/jamy-de-cest-pas-sorcier-partage-un-savoir-par-jour-pendant-le-confinement/?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR3HYA9ApWPiWGTNKQXIRPYN4oHWcl73tpKjbJo8QFJXdfAlFFzRgdT3eX0

Pour se défouler :

https://papapositive.fr/14-facons-de-faire-bouger-les-enfants-en-confinement/?fbclid=IwAR1D0gHGccEjuZXfRUxcAs__xU-aNrKRmLOvS36iZWwJ6cYaQwhOYf2iubg

Pour se calmer :

https://papapositive.fr/20-meditations-gratuites-pour-les-enfants-emotions-confiance-en-soi-stress/?fbclid=IwAR2LgUjysHCRHUHcCyhEk4DvNpzx-aYag02HknUSYE96e5u-aRKC4CpnIL8

Pour ne pas s’ennuyer :

https://www-jeuxetcompagnie-fr.cdn.ampproject.org/v/s/www.jeuxetcompagnie.fr/50-activites-interieures-enfants-sennuient/amp/?usqp=mq331AQFKAGwASA=&fbclid=IwAR32aS15vol6xEJ0Tz6YRA-4_XoJjg0Sl9kFq9EFgtS9TqZYUEd3INpzDsY&amp_js_v=0.1#aoh=15841133576213&csi=1&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s&ampshare=https%3A%2F%2Fwww.jeuxetcompagnie.fr%2F50-activites-interieures-enfants-sennuient%2F

https://papapositive.fr/46-activites-pour-occuper-les-enfants/?fbclid=IwAR3lBef2XEXDGGpDzmQ9TXQ4k62w4IoXfhSKyBfR3Z54FyoGHL-h8yco944

https://www.facebook.com/watch/helloWonderful/

Pour bricoler et dessiner :

https://www.teteamodeler.com/?fbclid=IwAR00W6Nd_dmWydAtVKnLjaMRpq3z6bie756dodgtWLGIkTIQzjk8QHdtYN4

Le 8 mars, Journée de la femme …. Non Monsieur !

Le 8 mars, Journée de la femme …. Non Monsieur !

Dites plutôt …  la journée internationale de lutte pour les Droits des femmes

En effet chaque  8 mars… la journée internationale de lutte pour les Droits des femmes nous rapelle que l’égalité homme-femme n’est pas effective. 

Le Forum économique mondial, dans son rapport de 2020 sur le Global Gender Gap, classe la Belgique en 27ème position mondiale en matière d’égalité… mais pas dans toutes les sphères de la société.

Si notre pays se classe en 4ème position en matière d’éducation, il se retrouve à la 54èm place pour les opportunités et la participation économique.

Cette situation a notamment des conséquences sur la répartition des revenus : le rapport 2019 établi par Oxfam montre qu’économiquement, les hommes détiennent  50 % de richesses de plus que les femmes.

Voici quelques chiffres qui illustrent ces inégalités :

Le salaire

  • 11%. C’est la différence moyenne entre le salaire d’une femme et celui d’un homme.
  • 15%. C’est le nombre de femmes occupant des postes dans les métiers scientifiques, mathématiques, d’ingénieures ou dans la technologie.
  • 78,9%. C’est la proportion de femmes parmi les personnes travaillant à temps partiel

La pension

En Belgique, 1 femme sur 3 touche moins de 750€/mois.

En effet Il faut savoir que sur trois personnes âgées qui touchent La Garantie de revenus aux personnes âgées1(GRAPA), deux sont des femmes. C’est lié au fait qu’une femme touche en moyenne une pension 26 % inférieure à celle d’un homme.

Ces écarts de pension entre femmes et hommes sont liés aux écarts de salaire, mais sont aussi dus à la répartition du temps de travail en hommes et femmes.

Ainsi, en Belgique, si le nombre de femmes actives sur le marché de l’emploi continue d’augmenter, 79 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, qui effectuent par ailleurs un travail non rémunéré pourtant essentiel à la société (garde malade, élever les enfants, travaux domestiques,) 

1La garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA) est une allocation sociale accordée aux personnes de plus de 65 ans qui ne disposent pas de ressources suffisantes.

« Une femme qui travaille une grande partie de sa vie à temps partiel percevra une pension plus faible que si elle travaille à temps plein car le travail non rémunéré n’est pas comptabilisé. Pourtant, une aidante proche fait économiser en moyenne 1197€ par mois à la société ! Cela la met dès lors dans une position de dépendance financière, durant sa carrière et surtout après sa retraite » 

Sarah Schlitz, députée fédérale écologiste.

L’orientation professionnelle

La répartition homme-femme au sein des secteurs d’activités est aussi liée au genre.

On peut identifier des professions dites « féminines » étant donné que le pourcentage de femmes du total de personnes occupées dans les professions comme sage-femme, aide de ménage à domicile, garde d’enfants, éducatrice de la petite enfance et aide-soignante à domicile est supérieur à 97 %.

D’un autre coté on peut identifier des métiers typiquement « masculin » comme mécanicien, ajusteur d’appareil électrique, pompier, réparateur en électronique, constructeur en béton armé, maçon, tôliers-chaudronnier.

Pourtant on peut quand même retrouver des femmes dans ces secteurs. En effet si aux Forges de Clabecq les femmes n’étaient pas nombreuses, à l’instar de Marie Mawet elles ont marqués leur passage.

 

https://statbel.fgov.be/fr/themes/emploi-formation/marche-du-travail/les-professions-en-belgique#news

La sphère privée

les tâches domestiques sont encore majoritairement assumées par les femmes :

En moyenne, les femmes consacrent 3h26 par jour aux tâches domestiques (ménage, courses, soins aux enfants, etc.) contre 2h pour les hommes

Ces inégalités de partage des tâches au sein du foyer ont des répercussions dans d’autres domaines :

  • Frein dans la vie professionnelle (On constate par exemple que les femmes prennent trois fois plus de congés parentaux que les hommes).
  • Essor du temps partiel féminin.
  • Faible représentation en politique ou dans les instances dirigeantes d’associations.

On retrouve ces écarts également en matière de temps libre :

Les femmes consacrent en moyenne 2h45 par jour à leurs loisirs (lecture, promenade, télévision, sport, etc.) contre 3h20 pour les hommes.

Et en politique…

En Wallonie, 2007 femmes ont été élues au niveau communal, ce qui représente 38,6% des élus. Ce pourcentage est 3,7% plus élevé qu’en 2012 où les femmes constituaient 34,9% des élus.

Aux dernières élections, 45 femmes ont été désignées Bourgmestre sur un total de 262  , ce qui représente une proportion de 17,2% de femmes bourgmestres

A Tubize 12 femmes sur 29 élus siègent au Conseil Communal. C’est chez Ecolo Tubize que la représentation de femmes est la plus importante car 100% des élus sont des élues

 

https://igvm-iefh.belgium.be/fr/activites/politique/analyse

Ces quelques données mettent en évidence une réalité.

les inégalités entre les femmes et les hommes ne sont pas limitées à l’un ou l’autre domaine de la société. Si, pris globalement, nos résultats en termes d’égalité de genre s’améliorent, les écarts entre les femmes et les hommes se réduisent en outre plus lentement que dans d’autres pays européens.