Résumé de la présentation du contournement Nord de Tubize

Résumé de la présentation du contournement Nord de Tubize

Ce mardi était présenté aux tubiziens l’avant projet de contournement nord.  Cette présentation se faisait dans le cadre de l’étude d’incidence.  C’est à dire que la présentation était un avant projet et qu’il pourrait être modifié en fonction des remarques de la population.  Voici les éléments essentiels de cette soirée très intéressante déjà par la présence de 400 citoyens, une présentation claire et un échange avec la salle très bien mené.

Le projet 

Il s’agit d’une route à deux bandes, une dans chaque sens (3.5M de large) qui part du pont de Clabecq, rive droite, qui passe à l’Est du Vraimont (centre de traitement des boues du canal), qui traverse ensuite en trois ouvrages d’art différent : le canal, la senne et la ligne de chemin de fer, qui arrive au rond-point à la N6 en dessous du TGV  avec un rond point dédoublé), qui passe à gauche du complexe de l’Union belge pour aboutir à un rond point à construire pour le zoning Saintes2.

A l’entrée, au pont de Clabecq, un double feu rouge « synchronisé » ( et pas de rond point !) afin de favoriser le fait d’utiliser le contournement et de ne pas traverser Tubize.

Le but, désengorger le centre de Tubize au niveau de la circulation routière, il est vrai très dense à certains moments. Cette route enlèverait 30% de véhicules rue de Clabecq, 10% Chée de Mons et 25% chée d’Hondzocht.

Un budget de 11M prévu par le SPW. Longueur de 3.9km. Vitesse de circulation prévue : entre 50 et 90 selon l’endroit.

Nous nous trouvons dans le cadre de la séance d’information à l’étude d’incidence. Les habitants peuvent exprimer leurs attentes et avis dans les 15 jours en envoyant leurs remarques au Collège Communal de Tubize, grand place 1 à 1480 Tubize.

La réalisation démarrera au plus tôt en 2019, avec un chantier de 2 ans.

Les remarques exprimées par la population :

  • Pourquoi ne pas passer par la rive gauche à travers la zone industrielle ? Réponse du SPW :  trop compliqué techniquement.
  • Pourquoi ne pas être novateur : au niveau de l’éclairage et en permettant la production d’énergie à partir de la circulation des véhicules sur la bande de circulation. (CO2, climat) Réponse du SPW : Les techniques ne sont pas encore assez mûr et trop coûteux.  Il n’y a pas d’éclairage prévu.
  • Pourquoi ne pas longer plus le canal et ainsi éviter de couper des champs ? Réponse du SPW : On ne peut pas couper le Centre du Vraimont et il y a des normes pour les courbures de route pour arriver tout droit pour traverser le canal. 
  • Pourquoi ne pas élargir le chemin de remembrement qui part du TGV et qui abouti près du site « de la briqueterie». Réponse du SPW : Nous nous trouvons là en Flandre , il n’y a pas d’accord politique !
  • Les agriculteurs n’ont pas été concertés, ni associés !!!! Ils ont retrouvé des géomètres dans leur champ sans avertissement.
  • Pourquoi ne pas favoriser l’intégration de la route dans la Zone d’enfouissement du Vraimont.  Réponse du SPW : Le site est toujours actif et ont un permis d’exploitation.
  • Mesures concernant les risques d’inondations :Une ZIT sera installée à l’est du Vraimont et deux bassins «  d’orages » sont également prévus sur le circuit. (SOS Inondations Tubize semblait satisfait).
  • Les Cyclistes : semblaient globalement satisfaits en faisant remarquer le blocage temporaire actuel du RAVEL côté Vraimont.
  • Préoccupation de « l’habillage » en terme d’arbres plantations.
  • Préoccupations en terme d’écrans antibruit.
  • Le lien entre la zone Sofinpro et le contournement, entre la ville et le canal ??? Réponse : pas encore prêt.

Et le contournement sud ??? Plusieurs réactions : Michel Januth (bourgmestre de Tubize) : le contournement Nord est une est une première étape, Mr Jadot (SPW) : le plan n’est pas enterré, n’est pas à l’ordre du jour, pas de budget prévu, nous faisons nos rapports,..Dimitri Legasse (bourgmestre de Rebecq) : pas de subsides européen, pas à l’ordre du jour.  Une partie de contournement « sud » serait envisagé entre l’A8 et la N6 au niveau de Quenast

  • Les futurs développements de Tubize (site des Forges) et son accroissement de maisons, d’habitants, de voitures, est il intégré ? Réponse : oui, le Master Plan est d’ailleurs mis en suspend en attendant ce contournement nord (Michel Januth)

 Voici une partie des questions qui ont été posé.  Nous invitons chaque citoyen à faire parvenir leur remarque au collège communal.

Les éléments à creuser pour Ecolo :

  • Le peu de considération des agriculteurs dans le traitement du dossier : pas de contacts préalables, pas prévenus de la visite des géomètres,…
  • La question de la traversée du Vraimont : annoncée comme impossible, qu’en est-il vraiment, utilisation réelle?, besoins futurs? On sentait bien que le SPW n’avait pas creusé le sujet bien loin.
  • La question du double feu rouge à Clabecq : Pas certains de l’efficacité du système.
  • Le blocage avec la Flandre : les Bourgmestres de l’ouest pourrait prendre l’initiative de rencontrer les bourgmestres flamands dans le cadre du KunstenBo(i)s des arts et vérifier la faisabilité de l’adaptation du Chemin de remembrement.
  • Quid aussi des feux de Halle et du risque de détournement du trafic ?

http://www.tvcom.be/video/info/mobilitye-/voici-l-avant-projet-de-contournement-nord-de-tubize_21266_89.html

Résumé de la présentation du contournement Nord de Tubize

Historique du contournement de Tubize

On en parle depuis bien longtemps.  Va-t-il enfin voir le jour ?

Le contournement de Tubize est dans les cartons de l’Etat depuis bien longtemps, il fût abandonné une première fois en 1965 au détriment de la route express de Haut-Ittre.  Le ring est de Bruxelles se termine d’ailleurs de manière abrupte et «provisoire» à Haut-Ittre. La route express devait se prolonger à travers Ittre, Braine-le-Château et Tubize pour rejoindre l’autoroute A 8 (Bruxelles-Tournai) à Quenast, au bout de 18 kilomètres.  Ce projet a été rejeté massivement par la population Ittroise, par un référendum communal en vue du maintien du caractère villageois de cette commune.

Plusieurs tentatives de relancer le projet ont eu lieu les décennies plus tard.  Tous les bourgmestres ont voulu relancer ce projet sans succès.

Création du Master Plan des Forges

En 2007, la commune de Tubize lance le projet du Master Plan avec Duferco qui a repris le site.  En 2009, la région wallonne décide de réaménager le site (SAR).  Sur cette base, une démarche participative de grand ampleur a été organisée et a permis d’élaborer un Master Plan en partenariat avec les institutions régionales, locales et les riverains.  Cette démarche participative a permis de valider le besoin d’un contournement pour le projet.

La concrétisation de ce travail. Master Plan des Forges de Clabecq

Mr Langhendries (Bourgmestre De Tubize) Philippe Henry (ministre Ecolo à la région wallone)

Ce Master Plan détermine des phases.  Tout d’abord, la dépollution du site par Duferco.  Ensuite la construction des routes dont le contournement de Tubize fait partie ainsi que le boulevard urbain qui sera l’entrée du site.  Ensuite seulement Duferco aura l’occasion de commencer à construire.  On imagine bien l’importance du contournement pour Duferco.  Mais il était primordial de d’abord penser à la mobilité.

Coup d’arrêt pour le contournement

En 2014 et la mise en place du nouveau gouvernement Wallon, nous apprenions qu’il n’y avait pas d’argent pour le contournement.  Le ministre Prévôt voulait une nouvelle fois enterrer le projet et mettre en péril tout le réaménagement du site des forges.  Certains diront que c’est un coup politique suite à l’écartement de Mr Langhendries de la majorité tubizienne.

Contournement de Tubize : la Région n’a pas les moyens

Le site des Forges reconnu comme quartier nouveau

En 2016, le site de Clabecq est reconnu comme quartier nouveau par le gouvernement Wallon.  Ce qui va permettre d’accélérer les démarches administratives pour la création de ces nouveaux quartiers.  Le contournement est relancé.

Présentation du nouveau quartier des anciennes forges de Clabecq

Le plan Wallon infrastructure 2016-2019 reprend le contournement de Tubize comme projet routier.

Première séance publique

Le mardi 23 janvier 2018, les tubiziens étaient invités au centre culturel à la réunion d’information pour ce contournement.

Dans un souci de démocratie participative, le service publique de Wallonie a présenté aux tubiziens l’avant projet de contournement.  Cette présentation se faisait dans le cadre de l’étude d’incidence.  C’est à dire que la présentation était un avant projet et qu’il pourrait être modifié en fonction des remarques de la population.  Voici les éléments essentiels de cette soirée très intéressante déjà par la présence de 400 citoyens, une présentation claire et un échange avec la salle très bien menée.

Le projet 

Il s’agit d’une route à deux bandes, une dans chaque sens (3.5M de large) qui part du pont de Clabecq, rive droite, qui passe à l’Est du Vraimont (centre de traitement des boues du canal), qui traverse ensuite en trois ouvrages d’art différent : le canal, la senne et la ligne de chemin de fer, qui arrive au rond-point à la N6 en dessous du TGV  avec un rond point dédoublé), qui passe à gauche du complexe de l’Union belge pour aboutir à un rond point à construire pour le zoning Saintes2.

A l’entrée, au pont de Clabecq, un double feu rouge « synchronisé » ( et pas de rond point !) afin de favoriser le fait d’utiliser le contournement et de ne pas traverser Tubize.

Le but, désengorger le centre de Tubize au niveau de la circulation routière, il est vrai très dense à certains moments. Cette route enlèverait 30% de véhicules rue de Clabecq, 10% Chée de Mons et 25% chée d’Hondzocht.

Un budget de 11M prévu par le SPW. Longueur de 3.9km. Vitesse de circulation prévue : entre 50 et 90 selon l’endroit.

Dépôt du permis

Le SPW mobilité a déposé la demande de permis pour la création du contournement au mois de janvier 2020.  Le 13 janvier 2020 commençait l’enquête publique.  Le dossier contenait les plans et les réponses aux questions des citoyens lors de la réunion du 23 janvier 2018.  Les citoyens avaient un mois pour formuler leur remarque.  70 remarques ont été déposées par les citoyens à l’administration.  L’auteur du permis avait 3 mois pour répondre au remarque.

Réponses aux réclamations lors enqute publique Contournement Nord

Le conseil communal du 20 mai votait pour le contournement de Tubize.

05-28 Extrait PV dlib Cons com Contournement Nord

Le gouvernement wallon confirmait cet été la réalisation du contournement de Tubize comme prioritaire.  La Région qui, de son côté, a entamé des négociations avec les propriétaires concernés par des expropriations.

Le chantier du contournement devrait débuter en 2021 et devrait durer deux bonnes années.

 

 

Gare de Tubize: un premier pas, mais……..

Gare de Tubize: un premier pas, mais……..

Depuis un an, nous mettons tout en oeuvre pour que la gare de Tubize devienne une priorité.  L’annonce de certains aménagements est une bonne nouvelle qui va dans le bon sens, mais il en faudra plus.

Début d’année 2017, nous étions alertés par les travailleurs que les négociations entre les autorités communales et la SNCB ne se déroulait pas bien.

Rétrospective 2017 : La gare de Tubize

Aujourd’hui nous apprenons que la gare de Tubize aura quelques nouveaux aménagements.

http://www.dhnet.be/regions/brabant/la-police-sur-le-site-de-la-gare-de-tubize-5a5e3651cd70b09cefaf47ea

C’est un premier pas vers un mieux et nous pouvons nous en réjouir.  Mais ce n’est pas un coup de peinture et des fleurs qui feront revenir les navetteurs.  Le projet d’installation de la police locale dans la gare n’est pas un projet neuf.  Il avait été enterré suite au coût de réaménagement.  Si cette solution est envisagée par la SNCB et la zone de police, nous pensons que cela sera un plus pour la sécurité autour de la gare.  Cette présence policière pourra améliorer le sentiment de sécurité.

Pour une gare efficace, il en faudra plus souligne Youri Caels conseiller communal et navetteurs journaliers 

 

Le premier point est l’offre.  Nous avons travaillé avec les travailleurs de la SNCB sur un plan concret de trains supplémentaires.  Le prochain plan de transport aura lieu en 2020, nous espérons que la SNCB et les autorités communales pourront offrir plus de trains aux navetteurs.

La fiabilité est aussi importante, on ne compte plus les retards journaliers note Dimitri Stevens « navetteur »

 

L’accès à la gare

Les navetteurs sont souvent pointés du doigt pour les problèmes de parking.  Il est vrai que chaque tubizien pourrait être à 10 minutes de la gare soit à pied, soit en vélo, soit en transport en commun. Mais pour cela, il faudrait que l’offre soit satisfaisante. Aucun parking vélo surveillé n’est prévu.  Les navetteurs qui osent venir en vélo à la gare doivent d’abord combattre l’insécurité routière et prient chaque jour pour que leur vélo soit toujours présent à leur retour.  Nous espérons que les réaménagements de la gare tiendront compte de cela.  Pour les transports publics (tec), il faut que l’offre soit plus élargie.  Il n’est pas normal que les Clabecquois, les Oisquercquois et les Saintois ne puissent pas compter sur des bus pour rejoindre le centre de Tubize.

L’accès des Personnes à mobilité réduite pourrait être risible si la situation n’était pas aussi grave.  On ne sait pas s’il existe encore une personne vivante qui a pu voir l’escalator fonctionné.  Il est tout à fait possible de créer une rampe d’accès en amont des quais qui pourrait permettre aux PMR, aux mamans avec des poussettes ou tout simplement à des personnes âgées d’accéder aux quais.

Tout ces points, nous continuerons à les mettre sur la table et bien après 2018.

Résumé de la présentation du contournement Nord de Tubize

Contournement de Tubize

La Direction des Routes du Brabant wallon projette de créer une voie de contournement à Tubize (pont de Clabecq – chaussée d’Hondzocht).

Dans le cadre de l’étude d’incidences sur l’environnement, une réunion d’information préalable sera organisée le mardi 23 janvier 2018 à partir de 19h30 au Centre culturel de Tubize (boulevard Georges Deryck 124).

Cette réunion a pour objet :
– de permettre à l’auteur de projet de présenter son projet ;
– de permettre au public de s’informer et d’émettre ses observations et suggestions concernant le projet ;
– de mettre en évidence des points particuliers qui pourraient être abordés dans l’étude d’incidences ;
– de présenter des alternatives pouvant raisonnablement être envisagées par le demandeur afin qu’il en soit tenu compte lors de la réalisation de l’étude d’incidences.

Toute personne peut émettre ses observations et suggestions destinées à la réalisation de l’étude d’incidences, avant le 6 février 2018, en les adressant par écrit au Collège communal de Tubize.

AVIS LA POPULATION – DGO1 – contournement Nord – version adapte

Rétrospective 2017 : La gare de Tubize

Rétrospective 2017 : La gare de Tubize

Fin d’année 2016, nous étions alertés par des travailleurs de la SNCB que les négociations entre les autorités communales et la SNCB se déroulaient mal.  En effet, les seules discussions portaient sur le parking de la gare et aucunement sur la fréquence ou sur les commodités.

Avec l’aide des navetteurs, nous avons commencé à mettre un plan de communication pour que la gare de Tubize devienne un enjeu pour les autorités communales et pour la SNCB.  Il était urgent car le plan de transport 2017-2020 devait être annoncé au printemps.

Rapidement, nous apprenions la volonté du ministre Bellot de fermer les guichets de la gare.  Marcel Cheron prit rapidement la balle au bond et interrogea le ministre au parlement.

Communiqué de presse suite à l’intervention en commission de Marcel Cheron

Malgré ces interpellations, la sncb annonçait son plan de transport au printemps en oubliant la gare de Tubize.

Le plan de transport 2017-2020 oublie partiellement Tubize

En septembre, nouveau coup de massue, on annonce la fermeture partielle des guichets.

Quel impact aura la fermeture des guichets sur les voyageurs

Depuis plusieurs mois, nous étions en contact avec les travailleurs de la SNCB pour envisager des nouveaux horaires pour 2020.

Projet d’amélioration des horaires de la ligne 96

Ces nouveaux horaires sont arrivés sur les bureaux de la SNCB qui sont en train de les examiner.  Ca permettra aux autorités communales d’avoir une base de travail pour améliorer la fréquence des trains.

En 2018, nous continuerons notre combat pour l’avenir de la gare.  Malgré, l’impression que nous avons que la gare est pour certains plutôt un frein qu’une possibilité de développement.  Comme la justification des nouvelles zones bleues qui est mis sur le dos des navetteurs.  On comprend qu’il faut un parking, mais les autorités communales doivent bien comprendre qu’ils sont en train de dégoûter les navetteurs.  Qui iront ailleurs et qui aggraveront les problèmes de mobilité à Tubize.

Gare de Clabecq: le ministre n’enterre pas le projet, mais ne l’envisage pas

Gare de Clabecq: le ministre n’enterre pas le projet, mais ne l’envisage pas

Ce mardi, Marcel Cheron a posé la question sur la réouverture de la gare de Clabecq.  En effet, il y a quelques semaines nous apprenions qu’Infrabel envisageait le remplacement des rails à Clabecq.  Avec le risque enterrer le projet de réouverture à jamais.

Le ministre nous a rassuré sur le choix des rails envisagés qui pourrait permettre une réouverture.  Mais ce projet n’est pas à l’ordre du jour de la SNCB.  Autant dire que les arguments de la SNCB ne sont pas corrects.

Ils disent que la réouverture se ferait au détriment d’Hénnuyères ou de Tubize et que cela n’est pas possible à cause de la congestion du réseau vers Bruxelles.  Nous avons proposé la réouverture de la gare de Clabecq avec un train qui prendrait la ligne 26 c’est à dire la ligne qui passe par Saint Job et qui rejoint Schumann.  Ce qui ferait une connexion entre Clabecq et le quartier européen.  Nous demandons à la SNCB d’envisager ce trajet avant de se prononcer.

Nous déplorons que la SNCB utilise toujours la peur de la perte pour d’autres pour ne pas réfléchir à Tubize.

Ci dessous un commentaire pertinent sur les options envisagées:

Une fois encore, la SNCB ne veut pas prendre pas en compte le projet de réouverture de la gare de Clabecq en justifiant le manque de capacité de la Jonction Nord-Midi et le détournement des trains S2 Braine – Bruxelles par Clabecq. Ce n’est pas cela qui avait été envisagé, mais bien la réutilisation d’un train Hal – Schuman qui stationne pendant 40′ en gare de Hal, qui ne passe pas par la Jonction Nord-Midi et qui influence pas les trains S2 Braine -Louvain. Ce temps de 40′ était mis à profit pour effectuer un aller-retour Hal – Clabecq (environ 18 minutes avec arrêt à Lembeek) en maintenant toutefois un arrêt suffisant à Clabecq pour les opérations de changement de sens.
Pour éluder le problème et affirmer que ce n’est pas possible, la SNCB, dès le 10 décembre prochain, utilise le temps de stationnement de 40′ à Hal pour effectuer un aller-retour Hal – Enghien, qui dispose déjà de 5 relations par heure…
Les arguments du ministre – et donc ceux de la SNCB – ne tiennent pas la route.

Ci dessous l’intervention complète au parlement

Marcel Cheron (Ecolo-Groen): Monsieur le président, monsieur le ministre, ma question porte sur la possible réouverture de la gare de Clabecq située dans la commune de Tubize, dans le Brabant wallon, région très belle et accueillante.
Selon mes informations, Infrabel serait en passe de réaliser des travaux de renouvellement de voies sur le tronçon environnant l’ancienne gare de Clabecq. Pourquoi vous interroger à ce sujet? Pour avoir votre point de vue quant à une éventuelle réouverture de l’arrêt de Clabecq en lien avec une évolution dans le quartier. En effet, cette zone autour de l’ancien arrêt de Clabecq fait l’objet de développements immobiliers. Il est ici question de l’aménagement de l’ancien site Duferco, de la métallurgie brabançonne bien connue. Sont ainsi annoncés 2 000 logements, des entreprises, des commerces et d’autres services qui mériteraient d’être accessibles via la meilleure mobilité qui soi, à savoir la mobilité douce et, en particulier, le train. La question de la réouverture de la gare est donc essentielle. Je ne dois pas faire ici l’apologie des transports en commun auprès du ministre de tutelle.
Monsieur le ministre, pensez-vous qu’il soit trop tard pour intégrer cette réflexion dans le cadre des travaux envisagés par Infrabel? Selon moi, ce genre de travaux devrait s’inscrire dans une vision à moyen, voire à long terme, en tenant compte de ce qui pourrait résulter d’un arrêt de Clabecq totalement ou partiellement utilisé. Infrabel a-t-elle déjà effectué des choix techniques définitifs concernant la réfection des voies autour de la gare de Clabecq, avec la possibilité ou non d’intégrer, un jour, la réouverture de l’arrêt? Le cas échéant, interviendrez-vous pour éviter que ces choix empêchent une potentielle réouverture de l’arrêt ou de la gare dont question?

François Bellot, ministre: Monsieur le président, cher collègue, je me réjouis avec vous de la reconversion du site de Duferco, avec la construction de 2 000 logements. Aujourd’hui est d’ailleurs un jour un peu particulier, si on se réfère à ce qui s’est passé à Clabecq, il y a vingt ans. Infrabel m’informe que les travaux de renouvellement sur la ligne 106 ne portent pas préjudice à la possibilité théorique de faire encore circuler des trains de voyageurs sur cette ligne à l’avenir. Cependant, cela n’entre pas dans les projets, pas plus que de rouvrir la gare de Clabecq et d’organiser, au niveau de cette gare, des départs et des arrivées de liaisons ferroviaires avec Bruxelles. Cela ne les compromet pas. Même si tel devait être le souhait, la SNCB évoque alors, de façon générale, le manque de capacité en lignes, notamment dans la jonction Nord-Midi, qui empêche de mettre encore plus de trains en service entre Halle et Bruxelles. La seule possibilité, dans l’état actuel des choses, pourrait consister à faire passer les trains S reliant Bruxelles et Braine-le-Comte par Clabecq mais cela pourrait uniquement se faire, si cela se faisait, au détriment de la desserte des gares de Tubize et Hennuyères. La question se pose dès lors de savoir si, pour les voyageurs, une telle alternative est souhaitable. La réponse est donc claire. Les aménagements actuels ne compromettent en rien la capacité de faire encore un jour un arrêt à Clabecq. Par ailleurs, si on devait faire passer des trains par Clabecq, ce serait, selon la vision de la SNCB, peut-être au détriment de Tubize et Hennuyères. Le tout est une question d’offre de trains, de nombre de trains, etc. Je ferai une dernière remarque. On prend souvent la Suisse comme modèle pour ce qui est des chemins de fer. Il faut savoir que, dès qu’un promoteur construit plus de 150 logements en un seul bloc, il a la charge d’urbanisme d’aménager la connexion par voie de chemins de fer. C’est évidemment une toute autre logique. Nous ne sommes pas dans celle-là. N’en concluez pas que nous allons demander à Clabecq d’assurer la connexion. Il s’agit simplement d’une petite réflexion à ce sujet-là, tout comme, quand on aménage un stade de foot, il faut deux lignes de chemins de fer.

Marcel Cheron (Ecolo-Groen): Monsieur le ministre, je vous remercie. Aujourd’hui, je suis positif. Je retiens que cela ne compromet pas. Je regrette simplement que cela ne soit pas intégré dans les travaux. Pour ce qui est du restant de la réponse, j’avais déjà entendu une certaine argumentation de la SNCB lors du débat sur le plan de transport. Je ne suis pas totalement convaincu mais je note bien que la fermeture n’est pas totale. J’essaierai donc de revenir avec des éléments et certains arguments. J’entends bien l’argument de la jonction Nord-Midi mais c’est un argument récurrent. J’espère qu’un jour, on trouvera une solution pérenne par rapport à cela et pas seulement par la technologie. Et, en lien avec l’offre S, il s’agit de vérifier si effectivement cela se ferait ou pas au détriment des gares que vous avez citées. Je retiens en tout cas que rien n’est compromis à ce stade mais que, malheureusement, ce n’est pas intégré dans les travaux qui vont se dérouler.