26 Jan 2017 | Actualités, La locale Ecolo Tubize, Mobilité
Questions jointes de – M. Marcel Cheron au ministre de la Mobilité, chargé de Belgocontrol et de la Société Nationale des Chemins de fer belges, sur « la fermeture des guichets de la gare de Tubize » (n° 16004) – M. Stéphane Crusnière au ministre de la Mobilité, chargé de Belgocontrol et de la Société Nationale des Chemins de fer belges, sur « l’annonce de la suppression du guichet de la gare de Tubize » (n° 16110) 08 Samengevoegde vragen van – de heer Marcel Cheron aan de minister van Mobiliteit, belast met Belgocontrol en de Nationale Maatschappij der Belgische Spoorwegen, over « de sluiting van de loketten van het station Tubeke » (nr. 16004) – de heer Stéphane Crusnière aan de minister van Mobiliteit, belast met Belgocontrol en de Nationale Maatschappij der Belgische Spoorwegen, over « de aankondiging van de sluiting van het loket in het station Tubeke »
Marcel Cheron (Ecolo-Groen):
Monsieur le ministre, je vous interrogeais ici, il y a quelques semaines, sur l’avenir de la gare de Tubize. Qu’il s’agisse des cadences mal réparties, de l’état de la gare, des parkings, du manque de trains, de la vitesse commerciale et, surtout, en particulier à cette époque, de la ponctualité, il semblerait que les chiffres définitifs de l’année 2016 ne soient pas brillants. Plus globalement, tous les indicateurs sont au rouge. Les navetteurs de la région de Tubize étaient déjà à bout de souffle. J’insistais à l’époque sur le niveau de service déplorable de cette gare, pourtant centrale dans un bassin de vie peu desservi par les transports en commun et appelé à voir sa population croître assez fortement dans les années qui viennent. Pourtant, monsieur le ministre, au-delà de cet état qui est déjà insatisfaisant, un nouveau coup pourrait être porté aux usagers ferroviaires de Tubize. En effet, la presse nous a rapporté, il y a quelques temps, la fermeture annoncée des guichets de la gare, au moins pour une grande partie de la journée. Si cette information est confirmée, elle me paraît inadmissible. Nous avons eu dans cette commission un débat, la semaine dernière, je pense, sur une résolution de la N-VA à propos d’une alternative aux guichets pour la vente de tickets. J’ai expliqué combien il était pervers de déjà considérer que ce n’était plus au service public de vendre dans les guichets mêmes de la gare, des tickets pour prendre le train. J’en ai ici l’explicitation et la démonstration. Depuis 2013, 33 guichets ont déjà été fermés dans des gares wallonnes. C’est du service en moins pour les usagers: difficulté de renouvellement des abonnements, plus de recherche du meilleur tarif, insécurité, et bientôt probablement, fermeture pure et simple de la salle d’attente. Avec cette mesure, combinée aux problèmes liés aux pannes d’automates et à l’application automatique du tarif à bord -nouveau système -, on se demande si la SNCB ne cherche tout simplement pas à faire fuir les voyageurs. Alors que la population de l’ouest du Brabant wallon va exploser, la gare de Tubize draine déjà plus de voyageurs que celles de Dinant, Deinze, Schaerbeek, et autant que celle d’Arlon! Ses nombreux voyageurs méritent une gare de premier plan, avec un niveau de service à la hauteur. Ce qui est loin d’être le cas, aujourd’hui. Monsieur le ministre, voici une question très simple, confirmez-vous cette fermeture par la SNCB, à certaines heures, du guichet de la gare de Tubize? Quelles sont les autres gares menacées d’une fermeture des guichets dans les deux prochaines années?
Stéphane Crusnière (PS):
Monsieur le président, monsieur le ministre, comme mon collègue, au même moment d’ailleurs, peu avant les vacances, je vous ai interrogé sur la gare de Tubize et les services qui y sont proposés pour les usagers. Lors de ma dernière intervention, je vous avais fait part de mon inquiétude quant à l’offre insuffisante face à la hausse continue du nombre des usagers que mon collègue vient également d’indiquer. Vous aviez alors été assez rassurant disant que vous alliez tout mettre en œuvre pour améliorer les services proposés aux voyageurs. On s’en était réjoui. Malheureusement, nous avons très vite déchanté en ce début d’année. En effet, la première mesure en vue d’améliorer les services proposés consiste à fermer les guichets de cette gare de Tubize. Monsieur le ministre, confirmez-vous cette information? Si oui, c’est vraiment quelque chose de regrettable. Ce n’est pas anodin, étant donné que 3 500 voyageurs prennent quotidiennement le train à Tubize. Il ne s’agit donc pas d’une gare de seconde zone. Monsieur le ministre, ma question est donc identique à celle de mon collègue. Confirmez-vous cette fermeture? Pouvez-vous nous communiquer les motivations qui vous ont poussé, qui ont poussé les services à faire ce choix?
François Bellot, ministre:
Monsieur le président, chers collègues, je signale tout d’abord qu’il s’agit d’une entreprise publique autonome et non pas d’un service d’État. Ce n’est donc pas le ministre qui décide d’ouvrir ou de fermer des guichets. Il faut que les choses soient claires. La fermeture complète de la fonction de guichet de la gare de Tubize n’est pas prévue. La SNCB m’informe qu’elle a décrété un moratoire jusqu’en 2020 en ce qui concerne la fermeture complète des fonctions de guichet dans les gares. La SNCB précise qu’elle fait toutefois évoluer, chaque année, les heures d’ouverture de plusieurs gares si les volumes des ventes et les taux d’activité des guichets ont diminué dans une mesure telle qu’une prestation de services n’est plus justifiable. Chaque proposition d’adaptation des heures d’ouverture doit être évaluée non seulement sous la perspective de la gare concernée, mais aussi sous une perspective géographique plus large: Régions, provinces, potentiel, lignes ferroviaires, etc. J’ai récemment rappelé à la SNCB que toute réduction des heures d’ouverture d’un guichet ne pourrait se faire que si une solution avait été trouvée pour garantir l’accès à la salle d’attente et après avoir informé les autorités communales. Ceci sera également repris dans le futur contrat de gestion. Par ailleurs j’ai demandé à la SNCB d’envisager la révision des heures d’ouverture des guichets, annuellement et plus au coup par coup, ni au gré des demandes des services de la SNCB tout au cours de l’année.
Marcel Cheron (Ecolo-Groen):
Je remercie le ministre. Tout d’abord, point zéro pour son rappel de ce qu’est une entreprise publique autonome. C’est toujours bien d’entendre les choses, même quand on les connaît. Point un: je n’arrête pas de parler du contrat de gestion, mais comme il ne vient pas, on est obligés de vous poser des questions. On s’est donc permis de le faire. Par votre réponse, j’ai bien compris que vous étiez en contact avec la SNCB, que je ne peux pas interroger directement, bien que cela me plairait: recevoir Mme Dutordoir serait un vrai bonheur. Mais en attendant, je prends note de votre réponse, et j’ai bien compris que vous avez parlé de « fermeture complète qui n’aurait pas lieu », ce qui signifie que des fermetures incomplètes auront lieu. C’est comme cela que je comprends vos propos. J’ai un esprit un peu paysan, un peu simple. Point deux: j’ai quand même noté votre ouverture concernant une prise en compte plus intelligente et annuelle. Mais, si l’on veut réaliser un vrai travail volontariste et dynamique en termes de transport en commun, cela doit être pluriannuel. On a un bassin de vie. Je ne connais pas l’avenir de Tubize, mais comme mon collègue, j’espère que l’avenir de cette région sera meilleur. Cette région du Brabant wallon a été touchée: les forges de Clabecq, des problèmes industriels, d’emploi, etc. mais nous sommes dans la tentative d’instaurer une nouvelle dynamique, et dans l’attente. En effet, les chiffres démographiques annoncés dans cette région, monsieur le ministre, comme on pourra le dire à la SNCB, sont importants. La population croît. Il ne faudrait pas figer la situation en fonction du nombre d’usagers actuels. Au jour le jour ou mois par mois, ou même sur une année, l’attractivité que devrait avoir le transport en commun dans une zone, monsieur le ministre, qui est en plus tournée vers Bruxelles, est à prendre en compte. Je ne vais pas le redire ici, mais on sait combien les embouteillages et le trafic routier ont cessé d’être une alternative aujourd’hui. C’est par le transport en commun structurant qu’est la SNCB que passe la solution. Nous avons la gare de Tubize. Sur la base des chiffres actuels, mais surtout de ceux qui sont attendus, la tendance est positive. Il nous paraît important de prendre cela en compte avant de prendre des décisions contre-productives qui détournent les gens du train et rendent la mobilité encore plus immobile.
Stéphane Crusnière (PS):
Monsieur le président, je remercie M. le ministre pour sa réponse. Plusieurs choses dans celle-ci: la première, j’en prends acte, ce n’est pas une fermeture complète – cela, j’avais déjà pu le comprendre d’après les informations que j’en avais; la seconde, c’est que cela signifie une fermeture partielle. Ce qui veut dire, a contrario, une ouverture qui peut varier d’une heure à quelques heures. Nous n’avons pas d’information à ce sujet. Vous dites que cette fermeture partielle doit être faite sous deux conditions: que l’accès à la salle d’attente soit garanti et que le Collège en soit informé. Pour bien connaître le bourgmestre de Tubize, je peux vous dire qu’aucune réunion d’information n’a été tenue avec les autorités communales. Il ne faut pas oublier que la SNCB est avant tout un service public. Il n’y a pas que la délivrance de tickets. Je signale incidemment que 400 personnes sur 3 500 en achètent quotidiennement à la gare de Tubize. Ce n’est pas anodin. Parmi les rôles de service public que doit rencontrer la SNCB, l’information est aussi parfois utile et nécessaire. J’insiste, tout comme mon collègue à propos du développement futur de la gare de Tubize, pour que cette décision soit reconsidérée et que les guichets demeurent ouverts en permanence, comme auparavant.
https://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/54/ic576.pdf
20 Jan 2017 | Communiqués, Mobilité
Encore un coup dur pour la gare de Tubize et ses navetteurs : L’annonce de la fermeture des guichets de la gare.La SNCB se moque une fois de plus des voyageurs en considérant Tubize comme une ville et une gare de seconde zone.
Il n’est pas suffisant pour la SNCB d’avoir diminué les fréquences des trains.Il n’est pas suffisant pour la SNCB que les lignes qui passent par Tubize soient les pires en terme de ponctualité, il n’est pas suffisant pour la SNCB de laisser pourrir la gare. La SNCB entend maintenant fermer le guichet et réduire encore le service aux voyageurs.
Ceci est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Sous la pression budgétaire de ce gouvernement, la SNCB met de côté ses missions de service public. Mais les Tubiziens ne se laisseront pas faire !
Pour Sabine Desmedt, échevine Ecolo à Tubize, « en terme de nombre de voyageurs, la gare de Tubize est équivalente à des gares comme Arlon, Dinant, Deinze, Schaerbeek,… Nous voulons un peu plus de respect. La SNCB ferme les guichets, et vous verrez que dans quelques mois, elle fermera la salle d’attente pour des raisons de sécurité, comme ça s’est déjà fait ailleurs. C’est tout bonnement inacceptable. Les voyageurs ne se laisseront pas faire et nous allons mener des actions pour que ce non-respect cesse ».
Marcel Cheron, député fédéral Ecolo, complète : « la SNCB, ce n’est pas qu’une entreprise commerciale, c’est aussi un service public. Tubize est une gare importante en termes de nombre de voyageurs, pourtant elle est traitée comme une gare de seconde zone. Ses nombreux voyageurs méritent mieux ! J’interpellerai encore une fois le ministre Bellot ce mercredi à la Chambre sur le sort qu’il réserve à la gare de Tubize ».
Ecolo Tubize entend faire reprendre raison à la SNCB, et fait de ce dossier une priorité. Nous travaillerons, avec les navetteurs de l’Ouest du Brabant wallon, à améliorer le sort de la gare par tous les moyens dont nous disposons.
https://www.youtube.com/watch?v=kRSAI9Ypgl0
http://www.tvcom.be/article/info/societe/les-guichets-de-la-gare-de-tubize-supprimes-_19029_89.html
http://www.dhnet.be/regions/brabant/tubize-ecolo-veut-plus-de-respect-pour-la-gare-5880e718cd70ff671dc6bc47
3 Jan 2017 | Actualités, Espace citoyens, Hôpital de Tubize, La locale Ecolo Tubize
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30 Déc 2016 | Actualités, La locale Ecolo Tubize
La région Wallonne (PS-CDH) va diminuer le budget alloué au plan de cohésion sociale au profit de la lutte contre la pauvreté et de l’exclusion sociale. C’est un retour en arrière inquiétant qui ne tient pas compte de la réalité de 2017.
Le plan de cohésion social c’est quoi ?
Le Plan de cohésion sociale permet de coordonner et développer un ensemble d’initiatives au sein des communes pour que chaque personne puisse vivre dignement en Wallonie. Il garantit l’accès aux soins médicaux, à l’emploi, au logement, à la culture, à la formation pour tous les citoyens dans une société solidaire et respectueuse de l’être humain.
A Tubize, c’est le CPAS via le service social communal qui met en place le plan de cohésion sociale avec des projets pour les jeunes (Tubize tugraf, Oxyjeune,…) pour les aînés (taxi, navette,..) pour la cohésion de quartier et bien d’autres projets. http://www.tubize-ssc.be/
Retour en arrière pour l’aide sociale
La diminution du budget du plan de cohésion sociale va se faire au profit des grandes villes, mieux représentées à la table du gouvernement wallon, ou d’un transfert vers le Plan wallon de lutte contre la pauvreté lancé l’an dernier par le ministre-président Paul Magnette (PS). Ce plan ne tient pas compte de la réalité de 2017. Aujourd’hui, la lutte contre la pauvreté ne tient pas compte des nouveaux pauvres. Les personnes qui ont des difficultés ne sont plus seulement les allocataires sociaux, mais d’autres personnes se sont ajoutées. On peut parler des travailleurs pauvres parce qu’avoir un temps partiel ne permet plus de vivre dans la dignité, des familles mono parentales, des personnes isolés qui ne savent plus faire face aux factures, les pensionnés qui ne savent pas faire face aux augmentations des soins de santé, des indépendants qui ne savent pas faire face aux frais divers. Si la lutte contre la pauvreté se limite à la lutte contre l’exclusion sociale on peut parler d’un retour en arrière de 20 ans.
Pourquoi soutenir le plan de cohésion sociale
Le plan de cohésion sociale permet de coordonner toutes les initiatives sur une commune. C’est-à-dire les initiatives citoyennes, les actions des travailleurs sociaux ou les actions communales sans distinction de revenus ou d’exclusions. Cela permet d’avoir une meilleure cohésion de ne pas créer des ghettos ou de stigmatisations. Tous les citoyens peuvent participer et bénéficier de cette cohésion. Car se sentir citoyen et participer à la vie d’un village permet à tout le monde de s’épanouir.
http://www.lesoir.be/1403084/article/actualite/belgique/2016-12-29/budget-consacre-cohesion-sociale-reduit-27-millions-en-wallonie
14 Déc 2016 | Actualités, La locale Ecolo Tubize, Mobilité
Marcel Cheron (Ecolo-Groen):
Ma question porte sur la gare de Tubize, en Brabant wallon. Très belle commune, bonne majorité. Dans cette belle commune, il y a quelques soucis à propos de la gare. Vous le savez, car les autorités communales ont pris contact avec la SNCB et Infrabel, jusqu’ici pour contester le plan de transport, la question des cadences, l’état de la gare, les parkings, le manque de trains, la vitesse commerciale. Depuis l’instauration du plan de transport 2014, deux trains ont été supprimés en heure de pointe. Il n’en reste plus que quatre, ce qui est insuffisant. Par comparaison, la gare de Halle reçoit dix trains par heure en heure de pointe. Elle n’accueille pourtant que 50 % de voyageurs en plus que la gare de Tubize, pour une offre 2,5 fois plus élevée. En outre, de nombreux habitants du bassin de vie de Tubize (environ 50 000 personnes) doivent se rendre à la gare de Halle en raison de l’offre inadaptée en gare de Tubize. Selon une enquête de navetteurs.be, qui analyse la ponctualité des trains aux heures de pointe, la ligne 96 est une des moins bonnes lignes du point de vue de la ponctualité, avec celle qui relie Binche à Bruxelles. De novembre 2015 à octobre 2016, seuls 48 % des trains de cette ligne étaient à l’heure, moins d’un train sur deux. Chaque jour, ce sont près de 3 500 voyageurs qui passent par les quais de Tubize et doivent subir cette situation inadmissible. En outre, cette région du Brabant wallon est connue pour ses graves problèmes de mobilité. Suite à l’implantation de nouveaux quartiers très importants et ce qui en découlera au niveau de la mobilité, les besoins sont énormes. Monsieur le ministre, dans le cadre du plan de transport 2017, la SNCB améliorera-t-elle le sort des navetteurs de cette gare? Dans le cadre du plan pluriannuel d’investissements (PPI), quels investissements sont-ils prévus pour améliorer la desserte sur cette zone? Des mesures seront-elles prises pour réduire les retards sur la ligne 96?
François Bellot, ministre:
Chers collègues, comme je vous le disais, le nombre de questions qui me sont posées aujourd’hui à propos du plan de transport reflète la difficulté d’en élaborer un qui tienne compte de toutes les attentes de tous nos concitoyens. Toutefois, au cours de cette élaboration, la SNCB a tenté de répondre à un maximum de demandes tout en garantissant un équilibre économique entre le coût de nouvelles offres et le potentiel de voyageurs supplémentaires pouvant être attirés par celles-ci. L’avis des autorités locales a encore été davantage pris en compte dans le cadre du nouveau plan de transport de décembre 2017, grâce aux tournées d’informations organisées à mon initiative. La SNCB s’est également réunie avec les parties prenantes et a participé aux réunions du CEMM et du groupe de travail intercabinets. Il en est ressorti 129 dossiers que la SNCB a étudiés et sélectionnés, ensuite, sur la base de six critères tels que la cohérence avec la vision à long terme de nœuds de correspondance, des coordinations avec les autres modes de transport public, avec les critères de besoins en matière de déplacements, avec les demandes potentielles et, enfin, avec les critères opérationnels de disponibilité de personnel, de matériel roulant et de budget. En date du 28 octobre 2016, le conseil d’administration de la SNCB a ainsi, sous sa responsabilité, validé 63 de ces dossiers pour une réalisation dans le cadre du Plan de transport 2017. J’insiste ici sur le fait que ce plan n’est pas un plan de rationalisation, mais bien d’un plan de redéploiement de l’offre avec une augmentation de l’ordre de près de 5 % de trains-km par rapport au Plan de transport de décembre 2015, soit plus de 3 720 000 kilomètres sur base annuelle dont 70 % de suburbains principalement à Bruxelles, mais aussi dans les autres grandes agglomérations (Anvers, Gand, Liège, Charleroi). Cette augmentation de trains-km n’est rendue possible que par le gel de la redevance d’infrastructure que j’ai décidé et le risque que la SNCB prend sur la réponse de la clientèle à cette nouvelle offre. Je tiens à ajouter que, depuis ce week-end, une première augmentation de 0,8 % de l’offre, c’est-à-dire 600 000 trains-km par an a été mise en place. Cela concerne essentiellement l’offre suburbaine à Bruxelles avec 562 000 trains-km et Anvers avec 38 000 trains-km. Quand je dis Bruxelles, je parle, bien entendu, de Bruxelles, du Brabant wallon et du Brabant flamand. Les négociations relatives à la capacité requise sur le réseau ferroviaire ont été menées et l’horaire est actuellement à l’étude; il sera soumis au conseil d’administration le 23 décembre. Le plan de transport existant ne constitue pas une rupture avec le plan de transport de décembre 2014; il en est plutôt une optimisation, qui s’accompagne en outre d’une augmentation du nombre de trains-kilomètres à certains endroits. Les questions plus spécifiques – l’offre en Communauté germanophone évoquée par Mme Jadin, la desserte de Gent, Brugge, Eeklo, Beernem ou encore Tubize, les gares de Seraing, Ougrée, etc., la réouverture de points d’arrêt –, sont nombreuses et légitimes. Cependant je ne souhaite pas m’avancer aujourd’hui dans des réponses, dans la mesure où le conseil d’administration de la SNCB doit encore se prononcer définitivement et que, par la suite, le Conseil des ministres devra encore donner son accord sur ces propositions. La SNCB a prévu de revenir ensuite vers les différentes provinces dans le courant du printemps 2017, via des roadshows, pour communiquer sur les évolutions d’offres spécifiques. En ce qui concerne plus particulièrement la collaboration avec les sociétés régionales de transports en commun, ces dernières et la SNCB veillent à harmoniser au mieux leur offre respective et à garantir des correspondances correctement planifiées entre les deux modes de transport. Dans ce contexte, la SNCB a déjà rencontré à six reprises les sociétés régionales: Société régionale wallonne du Transport (SRWT), TEC, De Lijn et la STIB, dans le cadre de l’élaboration de son futur plan de transport et prévoit encore trois réunions au premier semestre 2017 pour finaliser la collaboration relative à la mise en œuvre des correspondances. C’est aussi une raison pour laquelle nous avons proposé qu’un représentant de la SNCB ou du fédéral ou du SPF Mobilité soit associé à l’établissement des plans de transport des sociétés régionales des transports. ………………………….
En ce qui concerne les questions plus spécifiques relatives à la gare de Tubize et le service en gare de Tubize, en marge de la réponse qui m’a été préparée, je voudrais dire que, bien entendu, ce ne sont pas les sociétés qui ont préparé cette réponse que je vais vous donner. À la suite de la dégradation de la qualité de service sur un certain nombre de lignes, particulièrement sur la ligne 96, les lignes 161-162, j’ai écrit un courrier à l’ensemble des administrateurs désignés par l’État fédéral actionnaire car il s’agit de leur responsabilité d’administrateur d’assurer le contrôle de leurs sociétés et des mesures indispensables à améliorer la ponctualité et la qualité de service sur ces lignes. Je les ai invités à se rencontrer régulièrement et à désigner un gestionnaire d’horaires de lignes pour le respect de la qualité de service et le respect des voyageurs. Je n’ai pas encore reçu réponse, si ce n’est un accusé de réception, mais j’attends des mesures concrètes de la part des deux entreprises qui me signalent que, certes, il y a des éléments extérieurs qui ont augmenté de l’ordre de 50 % par rapport à l’année précédente. Mais, pour les causes internes, je leur demande de travailler de concert à trouver des solutions pour améliorer cela. Entre le 1er janvier 2015 et le 31 octobre 2015 et la même période de l’année 2016, les incidents externes sont passés de 31 % pour expliquer les retards à 47 %. Hier, cela a été un peu un grand désordre sur notre réseau, lié à des actes de vandalisme qui ont été commis sur la ligne 161, qui ont perturbé le réseau vers le sud mais aussi vers l’ouest de Bruxelles. Ce matin, il y a de nouveau eu des éléments extérieurs. Vous les connaissez. Ce sont les personnes sur les voies, d’autres faits liés à des personnes, les vols de câbles de cuivre, les actes de vandalisme, le trespassing ou les personnes qui se baladent le long des voies. C’est devenu un problème inquiétant pour lequel la SNCB et Infrabel ont décidé d’enclencher des campagnes d’information. Cela étant, il n’en demeure pas moins qu’il existe aussi des causes internes propres à la SNCB et propres à Infrabel et qu’il appartient à ces entreprises et à leurs dirigeants, surtout pour les lignes exposées comme elles le sont – je les ai identifiées tout à l’heure –, de trouver les moyens d’améliorer cela. Si ce sont des causes liées à des travaux, il leur appartient de me communiquer un planning précis de début et de fin de travaux et des mesures de coordination qui seraient assurées entre les deux entreprises pour tenter de réduire, un tant soit peu et au maximum, les inconvénients subis sur ces lignes. Ceci étant, pour les points les plus précis, si vous le souhaitez, vous pouvez m’interroger à la faveur d’une prochaine réunion de commission, pour les éléments plus locaux. Je voudrais aussi vous dire que nous avons effectivement reçu des courriers pour Tubize, pour Quévy-Mons, pour la ligne 161 et pour d’autres lignes. La demande qui est formulée aux deux entreprises, c’est de comprendre pourquoi il y a eu une dégradation de ponctualité en l’espace de trois, quatre mois et quelles sont les mesures qu’elles comptent mettre en œuvre pour rencontrer les attentes légitimes des navetteurs, à savoir des trains qui arrivent à l’heure.
Marcel Cheron (Ecolo-Groen):
Je remercie le ministre pour sa réponse. Je le ré-interrogerai, puisqu’il m’y invite. Mais le ministre a rappelé ce que nous savions déjà. Ceux qui assistent régulièrement à cette commission savent comment se conçoit le plan de transport. Nous avons même reçu, conçu par des spécialistes en communication, via des PowerPoint, toutes les étapes de l’élaboration du plan de transport et nous n’ignorons donc pas le rôle des conseils d’administration. Nous savons aussi qu’il y a là des représentants de tendances parfois partisanes. Nous avons aussi la connaissance du fait qu’à un moment donné, au final, le conseil d’administration adoptera le 23 décembre, à la veille de Noël. Nous n’ignorons pas non plus le rôle qu’exercera le gouvernement. Nous savons aussi qu’il y aura de roadshows au printemps 2017. Vous comprenez bien que, malgré le courrier que vous avez envoyé sur la question plus précise de la ponctualité qui s’est fortement dégradée, surtout au mois d’octobre – c’est toujours un mois difficile pour le SNCB –, et l’accusé de réception – pour l’envoi duquel il a fallu 15 jours ce qui ne milite pas dans le sens d’une attente de beaucoup de rapidité dans la ponctualité si je puis me permettre ce mauvais oxymore -, je ne pourrai que réinterroger et faire part de la réponse que j’ai reçue. Celle-ci est fortement imprécise sur le dossier de la gare de Tubize, laquelle se trouve dans une situation si précaire qu’elle a ému le conseil communal et l’ensemble de forces vives de la région tous partis confondus. Mais bon, comme disait l’autre, je reviendrai.
http://www.lachambre.be/doc/CCRI/pdf/54/ic553.pdf
10 Déc 2016 | Actualités, Communiqués, Hôpital de Tubize, La locale Ecolo Tubize
Pour que Tubize réussisse sa transition, il lui faut un hôpital digne de ce nom. On ne peut pas continuer à considérer Tubize comme un village, mais comme une ville en devenir, mais pour cela il faudra garder l’esprit de village qui l’anime.
Résumé de la rencontre de ce jour entre la direction de l’hôpital de Tubize (groupe Jolimont), l’Echevine Sabine Desmedt et le bourgmestre.
Suite à l’annonce d’un conseil d’entreprise au sein du groupe hospitalier Jolimont, Sabine Desmedt a demandé à rencontrer la direction de l’hôpital pour une concertation.
Rentabilité
Le constat est que l’hôpital de Tubize n’est pas rentable pour le groupe Jolimont, ils ont une pression supplémentaire suite aux futurs réformes des soins de santé portée par le gouvernement libéral au pouvoir. Cette politique est dénoncée depuis longtemps par Ecolo. La santé ne peut pas être considérée comme une entreprise, mais comme un service à la population.
Le groupe hospitalier souhaite transformer l’hôpital de Tubize en hôpital de jour, garder les consultations et garder un service d’urgence classique sans SMUR (Service Mobile d’urgence et de réanimation). Il n’est pas acceptable pour Tubize de n’avoir que ces services. Sur notre territoire, il y a le TGV, l’A8, de nombreux cours d’eau, de nombreux travaux en perspective, des sociétés,.. Il est indispensable de garder un SMUR. Nous avons aussi plusieurs maisons de repos et une population vieillissante. Si un aîné doit se faire hospitaliser pour une réhydratation, il devra aller à Nivelles ou La Louvière. Il faut garder la possibilité d’hospitalisation pour tous les tubiziens.
Et l’avenir?
On peut comprendre la direction de cette ASBL qui est sous pression de rentabilité à court terme. Qu’il est plus facile de fermer l’hôpital de Tubize qui est un des plus petits de Belgique. Mais c’est de nouveau une vision à court terme. Il a été demandé à la direction de voir à plus long terme et il est possible d’ouvrir un nouvel hôpital plus grand pour tout l’ouest du Brabant. A Tubize, nous avons des terrains, une population en augmentation et une population vieillissante. La direction en est consciente, mais pour cela il faudrait un plus grand hôpital plus rentable. Et il faudra surtout une concertation plus grande, dans l’esprit d’une vision à plus long terme.
Le bourgmestre est chargé de rencontrer la ministre de la santé pour lui expliquer la réalité tubizienne. Si le bourgmestre revient avec du concret, on pourrait demander à la direction de garder le SMUR ainsi que les hospitalisations en attendant un plus grand hôpital pour Tubize.
Liens utiles
http://ecolo.be/?article5668.
http://gerkensmuriel.be/?p=1413