11 Jan 2026 | Actualités, Budget
Le budget 2026 de la Ville de Tubize s’inscrit dans un contexte financier particulièrement contraint. Globalement, les recettes communales diminuent de 2 millions d’euros sur un budget total d’environ 42 millions d’euros. Cette baisse est directement liée aux décisions prises par les gouvernements MR–Engagés, tant au niveau wallon que fédéral, notamment à travers la réforme des APE, la réforme du chômage et la diminution de certaines dotations.
Face à cette situation, la Ville est contrainte de réaliser un effort important afin de maintenir un budget à l’équilibre. Cet équilibre est atteint grâce à une décision du collège communal de prélever 700 000 euros sur le compte épargne de la Ville. Ce compte épargne, qui s’élève actuellement à 4 millions d’euros, correspond aux réserves constituées au cours des dernières années. Il s’agit donc d’un choix politique fort, qui permet d’éviter un déséquilibre budgétaire immédiat, mais qui entame les marges de sécurité financières pour l’avenir.
Principaux éléments du budget
Parmi les points marquants du budget 2026, on relève :
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Une augmentation des frais liés au collège communal et aux cabinets des échevins, ce qui interpelle dans un contexte de restrictions généralisées.
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Une hausse des dépenses informatiques, justifiée par la nécessité de renforcer la sécurité des systèmes et des données.
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Une diminution de la facture de gaz de l’hôtel de ville, conséquence positive des travaux d’isolation réalisés.
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Une diminution des subsides énergie pour les clubs de football, qui serait compensée par des aides destinées à financer des travaux.
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Une baisse du budget consacré à l’achat de sel de déneigement.
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Une augmentation du budget alloué à la bibliothèque, bien que cette solution semble ne pas répondre pleinement aux besoins des étudiants. Le caractère temporaire de l’aménagement actuel souligne la nécessité de trouver, à terme, un lieu plus grand et moins coûteux.
Points problématiques et inquiétudes
Plusieurs décisions budgétaires soulèvent toutefois de vives inquiétudes :
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Une diminution de 50 % des subsides accordés aux ASBL, accompagnée de la mise en place d’un nouveau règlement visant à exclure certaines associations de ces aides.
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Une réduction de l’entretien des espaces verts assuré par des sociétés en économie sociale qui travaillait avec des personnes en situation de handicap, avec un impact potentiel sur la qualité du cadre de vie.
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La suppression des projets liés au devoir de mémoire, ainsi qu’une diminution des moyens consacrés aux fêtes patriotiques.
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La suppression du Gala des aînés, événement important pour le lien social.
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La suppression des actions en faveur des personnes en situation de handicap.
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La suppression du subside à l’AMO et à l’éducateur de rue, pourtant essentiels pour l’accompagnement des jeunes et la prévention.
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Une diminution des subsides à la jeunesse, qui fragilise encore davantage le secteur associatif et les initiatives locales.
Conclusion
En résumé, le budget 2026 est présenté comme équilibré, mais cet équilibre repose sur l’utilisation des réserves communales et s’accompagne de coupes importantes dans les politiques sociales, associatives et citoyennes. Ces choix budgétaires interrogent quant aux priorités fixées et à leurs conséquences concrètes pour les habitants de Tubize, en particulier les publics les plus fragiles.
13 Déc 2025 | Actualités, Budget, Réalisations
Budget communal
2023
De la Ville de Tubize
Une empreinte durable
Un budget les pieds sur terre, mais qui voit plus loin que le bout de son nez.
Qu’est-ce qu’un budget communal ?
Le budget est un acte de prévision et d’autorisation qui traduit en chiffres la vie courante de la commune (service ordinaire) et la volonté politique de la majorité en place en matière d’investissements (service extraordinaire).
Le budget communal comprend l’estimation précise de toutes les recettes et de toutes les dépenses susceptibles d’être effectuées dans le courant de l’exercice financier.
Le budget ordinaire concerne les dépenses et rentrées récurrentes de la ville (payer les salaires des employés par exemple)la volonté politique de la majorité en place en matière d’investissements (service extraordinaire).
BUDGET TOTAL = 38 457 124 €
Comment sont réparties ces sommes ?
Les frais de personnel représentent 40% du budget ordinaire.Cette somme (15 293 087€ ) est principalement dévolue aux salaires des employés et ouvriers communaux répartis dans les différents services.
Les frais de fonctionnement (18% du budget ) Sont dévolus pour pratiquement 1/4 de la somme ( soit 2 millions d’Euros) au nettoyage et immondices.
Le budget extraordinaire représente la volonté politique de la majorité en place en matière d’investissements.
Ventilation des investissements
BUDGET TOTAL = 16 091 258 €
Comment sont investies ces sommes ?
13 Déc 2025 | Actualités, Aménagement du territoire
La Lutte contre l’étalement urbain
L’étalement urbain est l’augmentation de la superficie d’une ville, et la diminution de sa densité de population. Il est l’une des manifestations spatiales de la périurbanisation (extension des surfaces artificialisées en périphéries des agglomérations urbaines ).
L’accroissement démographique des grandes aires urbaines s’accompagne de phénomènes d’étalement des cités sur les espaces périphériques, phénomènes favorisés par la mise à disposition de systèmes de transport individuels ou collectifs. L’étalement urbain peut correspondre à ce que les anglophones désignent sous le nom d’ « urban sprawl », expansion urbaine, qui peut comporter une connotation négative pour désigner un mode d’expansion de la tache urbaine plutôt anarchique et peu contrôlé. L’étalement peut prendre plusieurs formes : on parle de tache d’huile pour un étalement concentrique, de doigts de gant lorsque l’urbanisation suit les axes de transports, et de mitage pour des formes urbaines plus éparpillées. L’une des réponses apportées à l’étalement urbain est la densification. (D’une manière générale, la densification est l’augmentation du nombre d’habitants par kilomètre carré dans un espace donné).
École normale supérieure de Lyon
(coll.) 2010, 2019,2020., http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/etalement-urbain-urban-sprawl-expansion-urbaine
En Europe ce n’est qu’à partir des années 1950 que le phénomène prend de l’ampleur, pour s’accélérer aujourd’hui. A l’échelle européenne l’expansion spatiale des villes est rapide : 5,4 % sur 10 ans (8 000 km2), soit trois fois la superficie du Luxembourg. Les zones les plus concernées sont la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie du Nord, l’Allemagne, l’Irlande, le Portugal, l’Ile-de-France, la région madrilène et le littoral. Depuis le milieu des années 1950 la population des villes européennes a augmenté de 33 % tandis que leur surface s’accroissait de 78 %.
European Environmental Agency, Urban Sprawl in Europe, 2006
Les problèmes engendrés par l’étalement urbain sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux.
Tout d’abord, Il vient en concurrence directe avec les productions agricoles alimentaires, d’autant plus qu’il se fait d’abord au détriment de l’agriculture urbaine et périurbaine qui représente 50 % de la valeur ajoutée agricole et les plus proches des centres de consommation, l’étalement urbain met en cause la possibilité de développer des circuits courts.
Par ailleurs, il faut veiller à raccorder ces nouveaux lotissements aux services publics comme l’égouttage, l’eau, l’électricité,… et il entraîne des coûts accrus en terme de voirie. Au plus l’étalement urbain est conséquent, au plus le besoin de voitures individuelles est conséquent. Ce qui amène à de nombreux problèmes de congestion, mais aussi d’isolement si les habitants n’ont pas les moyens de se payer une voiture.
La maîtrise de l’étalement urbain a été affirmée comme un objectif politique fort dans des traités internationaux (convention alpine), dans la loi (loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain) et dans la soft law charte de Leipzig sur la ville européenne durable (stratégie nationale de développement durable, stratégie thématique de l’Union européenne pour l’environnement urbain).
Plusieurs pays ont déjà mis en place des politiques pour faire face au phénomène de l’étalement.
L’ Allemagne s’est fixée, en 1997, un objectif de division par dix de la consommation annuelle d’espace naturel.
Les Pays-Bas, ont institué la politique ABC (Accessibility profile of urban location), favorisant la ville compacte, la densification, la combinaison des politiques de construction et de transport et la localisation dense des activités à fort flux à proximité des transports collectifs.
En Grande-Bretagne, les Planning Policy Guidance fixent aux autorités locales un cadre global pour augmenter la densité, freiner l’étalement et les commerces en périphérie.
La Flandre (2040) et la Wallonie (2050) tendent vers la fin de l’étalement urbain.
C’est une révolution !
En Belgique jusqu’ici, la construction ne s’est pas démarquée par un souci de modération. En l’absence de restrictions, l’appétit des Belges pour les villas quatre façades loin des nuisances des villes a favorisé l’étalement urbain. Si le nord du pays est davantage touché par cet étalement, le sud n’en est pas moins épargné.
Le « stop au béton » belge s’insère dans un processus de transition
Il était temps, puisque la Belgique arrive en tête des classements européens mesurant l’étalement urbain et la part du territoire artificialisé, derrière les Pays-Bas.
Le « stop au béton » est lancé dans un premier temps par la Région flamande, en décembre 2016, en l’inscrivant dans son plan d’aménagement du territoire. La Flandre est largement urbanisée puisque 32,6 % de son territoire est construit. Et cette tendance se poursuit au rythme de six hectares vierges disparaissant quotidiennement. [1]
Conscientes de l’enjeu, les autorités ont décidé de protéger les espaces non artificialisés. Sur les 72 000 hectares encore enregistrés au plan de secteur en zone urbanisable, deux tiers changeront de statut. D’ici 2040, la Flandre ne devrait donc plus compter que 24 000 hectares constructibles.
Le gouvernement flamand a conclu un accord politique sur le betonstop, désormais appelé bouwshift. Les communes ont désormais jusqu’à 2040 pour définir quelles sont les zones d’expansion résidentielle à bâtir ou à laisser non bâties. Ce sont aussi les communes qui devront indemniser à 100 % les pertes encourues par les propriétaires de ces terrains
À travers ce choix, la Région flamande a décidé de travailler sur son plan de secteur. C’est à dire sur les propriétés directement. Des dédommagements financiers ou en nature sont envisagés pour compenser les pertes chez les propriétaires enregistrant une moins-value sur leur terrain du fait du déclassement en zone non urbanisable. Pour compenser, il serait possible de transférer la propriété d’un terrain « déclassé » vers un terrain encore urbanisable. Ce transfert de titre de propriété serait l’option préconisée par les autorités.
[1]K. Vermeiren, L. PoeLmanS, G. enGeLen, i. LoriS, a. PiSman, What is Urban Sprawl in Flanders ?,Proceedings of REAL CORP, 2018
Ont a décidé de travailler différemment avec le SDT. Au lieu d’interdire et de modifier le plan de secteur. Le gouvernement wallon a décidé de travailler sur son outil d’orientation d’aménagement du territoire. Il va rendre plus compliqué la construction en périphérie (hors des centralités) et privilégier la construction au sein des centralités.
Certains professionnels du secteur immobilier y voient davantage un effet d’annonce de la part du monde politique. La tendance naturelle suivrait déjà cette voie. Les logements mal situés perdraient déjà de leur valeur tandis que ceux à proximité d’infrastructures, d’équipements et de transports publics en gagneraient, eux.
Dans le Brabant wallon, le marché du neuf concernerait très majoritairement les appartements et non plus les villas quatre façades. Il est vrai que lorsque la disponibilité foncière se fait plus rare, et que donc le prix des terrains augmente, la tendance va à la production d’immeubles à appartements de type clés-sur-porte dont on tire un plus grand profit. La superficie des parcelles rétrécit également puisqu’on est passé à une moyenne de 12 à 5 ares. L’intérêt se porte désormais davantage sur le logement mitoyen.[2]
Le « stop au béton », n’est pas un arrêt complet de la construction. Seulement, on visera à reconstruire les espaces en friche, les bâtiments délabrés, et même encore à bâtir sur certaines parcelles urbanisables idéalement situées. Il s’agit surtout de construire différemment.
[2]https://www.mubw.be/wp-content/uploads/sites/2/2019/12/pra%CC%83%C2%A9santation-yves-hanin.pdf
L’exemple de Munich est connu. Il tire son origine de la décision prise après-guerre de reconstruire le centre historique, entouré à la fois d’une ceinture verte et d’un périphérique.
Promouvoir un développement multipolaire. Dès le début des années 1980, l’agglomération de Rennes a choisi un développement polycentrique, privilégiant la densification des bourgs anciens autour desquels sont préservées des ceintures vertes.
Cette stratégie a conduit à un modèle multipolaire, de type « ville archipel », souvent cité en exemple.
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13 Déc 2025 | Actualités, Aménagement du territoire, Historiques de la Ville de Tubize, Réalisations
Rénovation de l’église Saint-Martin d’Oisquercq
Un projet qui allie patrimoine et biodiversité…
(…) Cette restauration est aussi un mariage entre le patrimoine et la biodiversité. Lors de la mise en œuvre de ce projet, j’ai été approchée par Daniel Goris, notre Monsieur Natagora ainsi que Martine Wauters, spécialiste des martinets car, peut être que peu de gens le savent mais les façades de l’église accueillent cette espèce d’oiseau depuis longtemps. Je suis heureuse de voir aboutir ce projet de nichoirs. Les martinets garderont aussi leur place au sein de l’église.
Que ces lieux qui ont fait peau neuve puissent être à nouveau dédié au culte mais aussi être une porte ouverte sur le monde patrimonial et culturel. (…)
Sabine Desmedt
Echevinne du patrimoine, extrait du discours d'inauguration du 30/09/2023.
Bref historique de la rénovation…
Début du projet dont l’objectif principal est de renforcer la structure du bâtiment et de le remettre dans son état initial.
- Procédures administratives de recherches et de reconnaissance du patrimoine
Décembre 2018, la Ville de Tubize attribue le marché, par procédure ouverte, à la société Monument Hainaut.
Avril 2020, première réunion de chantier.
Mai 2020, début des travaux…
- Inventaires d’état des lieux
- Mise à l’abri des meubles et statues
- Montage des échafaudages intérieurs et extérieurs
- Nettoyage intérieur du clocher.
Novembre 2020, le décès de l’architecte et auteur du projet, Monsieur J. Bruyère, met les travaux à l’arrêt.
Dans le courant de l’année 2021, le projet reprend sous l’égide de l’atelier d’architecture Meunier-Westrade.
Voici une liste (non exhaustive) des travaux effectué dans le courant de l’année
- Restauration de la toiture;
- Les anciennes ardoises ont été enlevées ;
- Restauration de la charpente;
- La charpente a été mise à jour et son bois a été remplacé ;
- Le plafond du cœur a été enlevé et une isolation partielle y a été installée ;
- Les pierres (pierres bleues et pierres d’arcoze) et briques abîmées ont été remplacées ;
- Placement des nouvelles poutres ou des poutres de réemploi (en chêne);
- Restauration des façades extérieures
- Remplacement des pierres et briques des façades extérieures et des soubassements
- Réparation des fissures
- Déjointage du clocher
- …
Mars 2022, descente du clocher sur la place du village pour le restaurer.
Restait encore le plafonnage intérieur du cœur et du corps principal ainsi que la rénovation complète des deux transepts (petites allées latérales).
L’inauguration du 03 octobre 2023 en quelques images …
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